Life is easy here'' : Migrer, travailler, se loger, s’éduquer, pratiques et privilèges des Nord-Américains, Britanniques et Français à Séoul
| Auteur / Autrice : | Claire Gellereau |
| Direction : | Abdelhafid Hammouche |
| Type : | Thèse de doctorat |
| Discipline(s) : | Sociologie |
| Date : | Soutenance le 21/11/2017 |
| Etablissement(s) : | Lille 1 |
| Ecole(s) doctorale(s) : | École doctorale Sciences économiques, sociales, de l'aménagement et du management (Lille ; 1992-....) |
| Partenaire(s) de recherche : | Laboratoire : Centre lillois d'études et de recherches sociologiques et économiques (Clersé) |
| DOI : | 10.70675/8f0f968dzb489z436ezb187zdd783ef25433 |
Résumé
La thèse porte sur les pratiques urbaines des migrants britanniques, canadiens, états-uniens et français qui travaillent et résident dans la ville de Séoul en Corée du Sud. Dans la continuité de travaux sur les pratiques urbaines des classes moyennes-supérieures et sur les migrations ''qualifiées'', nous interrogeons l’hétérogénéité sociale de ces migrants à partir de leurs pratiques résidentielles, scolaires et migratoires. L’enquête combine soixante-dix entretiens et l’exploitation de données quantitatives (recensements, visas accordés). Les résultats montrent que ces migrants forment une ''mosaïque sociale'' dont les pratiques à Séoul correspondent à celles des classes moyennes et moyennes supérieures dans leurs pays respectifs. Leurs pratiques résidentielles correspondent, selon les cas, à la recherche d’un entre-soi ou, au contraire, à la recherche d’une diversité sociale. Leurs pratiques scolaires témoignent de stratégies dont la socialisation à ''l’international'' est la pierre angulaire. Bien que leurs statuts et pratiques soient hétérogènes, nous constatons que ces personnes disposent lors de leur migration en Corée du Sud de privilèges liés à leurs nationalités et leur classe d’origine. L’aisance avec laquelle ils migrent et trouvent un emploi est le résultat de politiques migratoires asymétriques entre leurs pays d’origines et la Corée du Sud. Ce privilège migratoire permet à ces personnes d’accumuler, selon leurs trajectoires, des ressources économiques, sociales et culturelles à Séoul. La thèse explore les pratiques de ces « migrants privilégiés » à Séoul et entend apporter une contribution à la sociologie des migrations, urbaine et des classes sociales.