Thèse soutenue

Jouer au détective chez Kazuo Ishiguro et dans le whodunit métafictionnel britannique.

FR  |  
EN
Auteur / Autrice : James Dalrymple
Direction : Catherine Delmas
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Études anglophones
Date : Soutenance le 05/07/2017
Etablissement(s) : Université Grenoble Alpes (ComUE)
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale langues, littératures et sciences humaines (Grenoble ; 1991-....)
Partenaire(s) de recherche : Laboratoire : Institut des langues et cultures d'Europe, Amérique, Afrique, Asie et Australie (Grenoble)
Jury : Président / Présidente : Vanessa Guignery
Examinateurs / Examinatrices : Camille Fort, Susan Blattès
Rapporteurs / Rapporteuses : Camille Fort, Christian Gutleben

Résumé

FR  |  
EN

Nous constatons que le genre policier a été une riche source d’inspiration pour des écrivains souvent associés au roman postmoderne. Pour la plupart, les études sur ces réécritures du genre se concentrent sur des auteurs non britanniques, notamment Alain Robbe-Grillet, Paul Auster, Umberto Eco, Jorge Luis Borges et Vladimir Nabokov.Cette étude propose d’analyser des romans et une série britanniques,ainsi qu’un film anglo-américain, réécrivent le whodunit à travers l’intertextualité, la parodie et l’autoréflexivité. Dans ces œuvres métafictionnelles, qui sont toutes apparues depuis le début des années 1980, nous nous demandons si les attentes du roman policier ont complètement basculé ou si elles demeurent, au service d’un autre but.Au lieu de subvertir les conventions du genre classique, nous nous demandons au contraire si les œuvres du corpus les déploient afin de mener une autre enquête : une enquête sur l’histoire et l’identité britannique ? Alors que les œuvres reflètent la crise de confiance envers la représentation de l’histoire qui marque la période dite « postmoderne », reste-il l’espoir de résoudre rationnellement les mystères et les souffrances du passé ? Par conséquent, ces œuvres reflètent-elles une rupture du genre policier ou plutôt la continuité ?