Thèse soutenue

La pensée sonore du corps : Pour une approche écologique à la médiation technologique, au mouvement et à l'interaction sonore

FR  |  
EN
Auteur / Autrice : Andrea Giomi
Direction : Jean-François TrubertEnrico Pitozzi
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Arts vivants dominante musique
Date : Soutenance le 08/12/2017
Etablissement(s) : Université Côte d'Azur (ComUE) en cotutelle avec Università degli studi (Bologne, Italie)
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale Sociétés, humanités, arts et lettres (Nice ; 2016-....)
Partenaire(s) de recherche : établissement de préparation : Université de Nice (1965-2019)
Laboratoire : Centre transdisciplinaire d’épistémologie de la littérature et des arts vivants (Nice ; 2012-....) - Centre transdisciplinaire d’épistémologie de la littérature et des arts vivants
Jury : Président / Présidente : Anne Sédès
Examinateurs / Examinatrices : Anne Sédès, Anna Rita Addessi, Susanne Franco, Martin Laliberté
Rapporteurs / Rapporteuses : Anne Sédès
DOI : 10.70675/cfc3ccd9z4561z41d7z908bz0abe4603a088

Résumé

FR  |  
EN

Au cours des dernières années, l’avènement des technologies de captation du mouvement a radicalement transformé l’univers de la pratique artistique tout en ouvrant des perspectives inédites pour la recherche scientifique. La musique est actuellement l’un des domaines les plus impliqués dans ce renouvellement expressif et épistémologique. Dans ce cadre, les processus d’interaction entre médiation technologique, mouvement et son, semblent se décliner selon deux modalités majeures : d’une part, les technologies d’analyse du mouvement permettent d’étudier expérimentalement la connexion mutuelle entre phénomène acoustique et système sensori-moteur; de l’autre, la compréhension de la nature incarnée de l’expérience musicale oriente la conception et le développement de technologies interactives pour la performance vers un modèle plus holistique. En partant de ces prémisses, cette thèse porte sur la manière dont la transformation des aspects imperceptibles du mouvement en données perceptibles – sous forme de son – permet de prendre conscience des processus physiologiques et figuratifs qui sont à la base du geste. Dans ce contexte, la relation entre mouvement et feedback sonore est analysée selon une perspective écologique visant à mettre en lumière comment la médiation technologique induit un processus d’extension et d’intensification autopoïétique de l’anatomie corporelle. Notamment dans le cas de la pratique performative, l’interaction sonore offre alors au performeur la possibilité de redéfinir sa propre organisation perceptive sur la base d’un un nouveau répertoire des données sensorielles, lui permettant ainsi de repenser la composition expressive du mouvement.