Thèse soutenue

La responsabilité de prévenir

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Auteur / Autrice : Lenaïg Casiez-Piolot
Direction : Marie-José Domestici-Met
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Droit public
Date : Soutenance le 14/11/2017
Etablissement(s) : Aix-Marseille
Ecole(s) doctorale(s) : École Doctorale Sciences juridiques et politiques (Aix-en-Provence)
Partenaire(s) de recherche : Laboratoire : Droits international, comparé et européen
Jury : Président / Présidente : Hélène Tigroudja
Examinateurs / Examinatrices : Hélène Tigroudja, Emmanuel Decaux, Olivier de Frouville, Adama Dieng
Rapporteurs / Rapporteuses : Emmanuel Decaux, Olivier de Frouville
DOI : 10.70675/c68b3dc2zb447z4c88za0e9z6966e047ac94

Résumé

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La responsabilité de protéger est une notion que l’on associe souvent à l’ingérence, entendue comme le recours à la force contre la souveraineté d’un État. En réalité, la responsabilité de protéger se divise en trois volets distincts : la responsabilité de prévenir, de réagir et de reconstruire. Si la plupart des études portent sur le volet réactif de la responsabilité de protéger, il s’agit ici d’examiner la notion sous son angle préventif. Construite à partir du rapport de la Commission internationale de l'intervention et de la souveraineté des États et du document final du sommet mondial de 2005, la responsabilité de prévenir propose un modèle de prévention des crimes de masse. Celui-ci repose sur un dispositif spécifique au sein duquel des acteurs sont en charge de la prévention, et agissent selon un mécanisme identifié. Ce modèle formel qu’offre la responsabilité de prévenir permet de l’envisager comme un véritable outil d’un droit international de la prévention. L’examen du bilan de la responsabilité de prévenir met en lumière des réussites patentes ainsi que des succès plus discrets. Plus encore qu’un résultat visible dans les faits, la responsabilité de prévenir est un réel adjuvant au droit existant. Elle offre une voie supplémentaire pour prévenir et vient renforcer l’obligation de prévenir le génocide, telle qu’elle apparaît dans la Convention pour la prévention et la répression du crime de génocide de 1948