Thèse soutenue

Toxicité neuro-respiratoire de la buprénorphine associée au diazépam ou à l'éthanol en présence ou non de naloxone : étude expérimentale chez le rat des mécanismes d'interaction

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Auteur / Autrice : Camille Cohier
Direction : Bruno Mégarbane
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Toxicologie
Date : Soutenance le 26/10/2016
Etablissement(s) : Sorbonne Paris Cité
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale Médicament, toxicologie, chimie, imageries (Paris ; 2014-....)
Partenaire(s) de recherche : établissement de préparation : Université Paris Descartes (1970-2019)
Laboratoire : Optimisation thérapeutique en neuropharmacologie (Paris ; 2014-....)
Jury : Président / Présidente : Jorge Gallego
Examinateurs / Examinatrices : Jorge Gallego, Frédéric Dorandeu, Stanislas Grassin Delyle, Olivier Pierrefiche, Olivier Roussel
Rapporteurs / Rapporteuses : Frédéric Dorandeu, Stanislas Grassin Delyle

Résumé

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Rationnel : La buprénorphine peut induire une dépression respiratoire en cas de mésusage ou d'association aux psychotropes et ce malgré des effets plafonnés. L'association buprénorphine/naloxone a été commercialisée pour limiter le mésusage; mais son intérêt reste indéterminé. Nous avons étudié chez le rat Sprague-Dawley les effets neuro-respiratoires de la combinaison buprénorphine/naloxone en présence de diazépam ou d'éthanol. Nous avons préalablement mis au point une méthode de dosage sanguin de la buprénorphine et de ses métabolites par HPLC-spectrométrie de masse en tandem. Résultats: Comme avec la buprénorphine seule, la combinaison buprénorphine/naloxone est responsable en association au diazépam, d'une dépression respiratoire. Celle-ci est reversée par le flumazénil et donc de mécanisme pharmacodynamique. Chez le rat tolérant, la combinaison buprénorphine/naloxone induit un sevrage et son association au diazépam n'induit plus de dépression respiratoire. La combinaison buprénorphine/naloxone est responsable d'une dépression respiratoire en association à l'éthanol, néanmoins moins marquée qu'avec la buprénorphine seule. Celle-ci n'est pas reversée par le flumazénil ou la naloxone. L'exposition préalable à l'éthanol augmente le volume de distribution de la buprénorphine et en altère les ratios métaboliques, suggérant un rôle de la norbuprénorphine dans la toxicité observée. L'interaction est pharmacocinétique, sans pouvoir écarter une part pharmacodynamique. Conclusion: La formulation buprénorphine/naloxone est source d'avantages théoriques ; mais ses bénéfices cliniques chez l'homme restent à établir.