Thèse soutenue

La "lèpre" dans les écrits bibliques et rabbiniques : aspects historiques, textuels et rituels

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Auteur / Autrice : Jean-Pierre Messali
Direction : José Costa
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Langues, civilisations et sociétés orientales
Date : Soutenance le 13/04/2016
Etablissement(s) : Sorbonne Paris Cité
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale Langage et langues (Paris)
Partenaire(s) de recherche : établissement de préparation : Université de la Sorbonne Nouvelle (Paris ; 1970-....)
Laboratoire : Centre des Etudes Arabes et Orientales (Paris)
Jury : Président / Présidente : Daniel Bodi
Examinateurs / Examinatrices : José Costa, Daniel Bodi, Günter Stemberger, Ron Naiweld, Michèle Tauber
Rapporteurs / Rapporteuses : Daniel Bodi, Günter Stemberger

Résumé

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Pendant plus de deux mille ans, les historiens ont colporté une légende : les Juifs ont été expulsés d'Egypte car ils étaient porteurs de la lèpre. L'étude de la maladie de Hansen (nom actuel de la lèpre) et les différentes recherches, historiques (sur les textes des historiens de l'Antiquité) et archéologiques permettent de contester certains écrits et de prouver que cette légende, qui s'est perpétuée jusqu'au milieu du XXème siècle, était fausse.Cependant, la Bible hébraïque consacre deux chapitres du Lévitique à une affection qui peut toucher les hommes, les vêtements et les maisons, et le terme employé en hébreu est toujours traduit (malgré de nombreuses contestations) par "lèpre". Une lecture de ce texte, enrichie des explications des principaux commentateurs et complétée par l'étude des textes fondamentaux législatifs que sont la Mishnah, le Midrash halakhique et le Talmud (de Jérusalem et de Babylone), permet de mieux mesurer l'importance accordée à cette affection sur le plan rituel.L'étude des personnages que la Bible présente comme frappés par la lèpre et de ceux désignés par la littérature talmudique et midrashique permet de mieux comprendre les différentes explications que donnent les Rabbins de l'Antiquité sur les causes de la lèpre, considérée souvent comme la punition divine de la médisance et jamais comme une maladie.L'impureté causée à la lèpre nécessitera, en cas de "guérison", une purification dont le processus rituel est bien précisé, qu'il s'agisse de l'homme, d'un vêtement ou d'une maison.Une interrogation demeure : pourquoi avoir accordé autant d'importance à une affection aussi bénigne et passagère et infligé à son porteur la sanction terrible qu'est l'exclusion de la communauté.