Thèse soutenue

Paris capitale spirituelle des polonais : Exploration d'une représentation litteraire et artistique polonaise dans une classe de Francais Langue Etrangere

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Auteur / Autrice : Izabela Roswag
Direction : Daniel Delbreil
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Didactique des langues et des cultures
Date : Soutenance le 06/01/2016
Etablissement(s) : Sorbonne Paris Cité
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale Langage et langues (Paris)
Partenaire(s) de recherche : établissement de préparation : Université de la Sorbonne Nouvelle (Paris ; 1970-....)
Laboratoire : Équipe d'accueil Didactique des langues, des textes et des cultures (Paris)
Jury : Président / Présidente : Emmanuel Fraisse
Examinateurs / Examinatrices : Daniel Delbreil, Emmanuel Fraisse, Tomasz Swoboda, Gérald Purnelle
Rapporteurs / Rapporteuses : Tomasz Swoboda, Gérald Purnelle

Résumé

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Paris a fourni à des écrivains et à des peintres polonais de multiples motifs textuels et iconiques. Il a été transformé, voire déformé, représenté sans cesse par des générations de créateurs slaves qui ont contribué à la naissance du mythe d’un Paris polonais. Si tout mythe apparaît comme irrationnel, s’il ne se préoccupe pas de la vérité historique, il n’en a pas moins un lien nécessaire avec l’Histoire et une fonction sociale. Leur connaissance reste fondamentale pour le déchiffrage du symbole, de l’allégorie et de la métaphore du Paris polonais qui revêt plusieurs significations. Il témoigne du fait que la nation polonaise s’y est créée au XIXe siècle sa « capitale » - le lieu de refuge et de rassemblement des exilés voulant reconquérir l’indépendance de la Pologne dès la fin du XVIIIe et tout au long du XIXe siècle. Plus tard, Paris devient une patrie spirituelle pour des paysans venus en France pour des raisons économiques ou politiques. Mais Paris en lui-même a également exercé sur les Polonais une influence profonde. Si le Paris cosmopolite a éduqué les Sarmates du XVIIe au XVIIIe siècle, il s’est imposé en tant que foyer de culture universelle et d’innovation dans tous les domaines de la création dans les années 1890-1939. Certes, le Paris des Polonais a une place légitime parmi les représentations nationales slaves. Toutefois, son exploitation dans une classe de Français Langue Etrangère permet l’étude des relations franco-polonaises sous le double signe de la fascination et de la désillusion. Tandis que l’Esprit français reste synonyme d’élégance et que le langage parisien témoigne d’un art de vivre, Maria Walewska demeure l’emblème de la relation affective franco-polonaise. A son tour, la représentation de l’émigré polonais rappelle l’exil, et Paris occupé par les nazis, le combat pour « notre liberté et la vôtre ». Quant aux artistes slaves de l’Ecole de Paris, ont-ils réussi à réinventer le Paris polonais ?