Thèse soutenue

Les implications du remix dans la création plastique à l'ère de la dématérialisation numérique

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Auteur / Autrice : Nicolas Boillot
Direction : Gilles Méthel
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Etudes audiovisuelles
Date : Soutenance le 10/10/2016
Etablissement(s) : Toulouse 2
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale Arts, Lettres, Langues, Philosophie, Communication (Toulouse)
Partenaire(s) de recherche : Laboratoire : Laboratoire de recherche en audiovisuel-Savoirs, praxis et poïétiques en art (Toulouse)
Jury : Président / Présidente : Jean-Paul Fourmentraux
Examinateurs / Examinatrices : Gilles Méthel, Jean-Paul Fourmentraux, Marie-Hélène Tramus, Edmond Couchot, Xavier Lambert
Rapporteurs / Rapporteuses : Jean-Paul Fourmentraux, Marie-Hélène Tramus

Mots clés

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Résumé

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Cette thèse porte sur l’implication du remix dans la création plastique à l’ère de la dématérialisation numérique. Beaucoup d’éléments comme la technicité du médium, la malléabilité des contenus, la banalisation de la transgression du droit d’auteur ou la mise à disposition sans précédent de matériaux, impactent directement la création. Tout ceci donne lieu à de multiples stratégies de création par, pour, avec ou hors Internet. Les œuvres sont ouvertes, processuelles, interactives. L’art numérique est foisonnant et le remix y occupe une place de choix. C’est donc dans la longue histoire du remix artistique et dans celle inédite de la création numérique que j’ai choisi d’inscrire une recherche création. Artiste depuis plus de dix ans, j’ai eu à articuler une « recherche > création » (« sur l’art » et sur mes œuvres passées) et une « création > recherche » (sur mes œuvres en train de se faire). Lors de la « recherche > création », l’hypothèse de la filiation de mon travail avec le remix numérique m’a conduit à saisir, d’un point de vue théorique, les termes de la rencontre fructueuse du remix avec l’art numérique, puis à faire une analyse de sept de mes œuvres passées. Elle a souligné la portée critique et la diversité de mes remix et de leurs dominantes : la mise en jeu du droit d’auteur ; le rapport au temps et à l’interactivité ; la critique de l’abondance informationnelle ; et la collection, intention et principe de création. Cette « recherche > création » n’a pris tout son sens qu’avec la création de trois nouvelles œuvres lors de la « création > recherche ». La poursuite de mon hypothèse m’a invité à mettre en jeu la définition couramment admise du remix réflexif, notamment sa portée référentielle. Mes dernières œuvres sont nées de cette rupture et d’une intention non plus critique, mais expérimentale. Elles m’ont permis de distinguer un « remix distancié » qui va plus loin que le remix réflexif dans le sens d’une complète dissolution de l’original qui lui a donné vie.