Thèse soutenue

La synesthésie chez l'enfant : prévalence, aspects développementaux et cognitifs

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Auteur / Autrice : Marie-Margeride Garnier
Direction : Michèle GuidettiJean-Michel Hupé
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Psychologie
Date : Soutenance le 31/05/2016
Etablissement(s) : Toulouse 2
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale Comportement, Langage, Éducation, Socialisation, Cognition (Toulouse)
Partenaire(s) de recherche : Laboratoire : Cognition, langues, langage, ergonomie (Toulouse ; 2006-....) - Centre de recherche Cerveau et Cognition (Toulouse ; 1993-....)
Jury : Président / Présidente : Stéphanie Mathey
Examinateurs / Examinatrices : Michèle Guidetti, Jean-Michel Hupé, Mark Price, Evelyne Thommen, Nicolas Rothen
Rapporteurs / Rapporteuses : Mark Price, Evelyne Thommen

Mots clés

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Résumé

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Les synesthètes ont la particularité d’associer une expérience supplémentaire (e.g. une couleur) lors de la présence de certains stimuli (e.g. une lettre). L’objectif de cette thèse était de mieux comprendre le développement de la synesthésie à travers trois types : Graphème-Couleur, Graphème-Personnalité et représentation des nombres dans l'espace (« Forme des nombres »). Si la synesthésie Graphème-Couleur a déjà été étudiée chez l’enfant, les deux autres n’ont jamais fait l’objet d’étude développementale auparavant.Les productions graphiques de 797 enfants de dernière année de maternelle et des deux premières années de primaire (CP et CE1) ont été recueillies (2 sessions, 2 à 3 semaines d’écart). Pour tester l’hypothèse d’un continuum entre les synesthètes et la population générale, nous avons aussi étudié les associations d’enfants non synesthètes.Nous avons mis en avant les difficultés méthodologiques de l’étude de la synesthésie chez les enfants entre 5 et 8 ans. Nos résultats ne nous permettent pas d’attester de façon certaine l’existence de la synesthésie dans cette tranche d’âge. Mais nous avons observé une augmentation du nombre de synesthètes potentiels par niveau scolaire, et un niveau de constance bas de leurs associations par rapport à ce qui est observé chez l’adulte. Comme les enfants connaissent bien les lettres et les nombres, du moins en CE1, on peut penser que ces synesthésies ne sont pas seulement liées à l’apprentissage de l’inducteur en tant que tel. Mais elles pourraient se développe en parallèle d’apprentissages complexes (e.g. calcul ou la rédaction), ou en suivant le développement de la mémoire et de l’imagerie mentale.