Guerre et paix dans le Caucase du Sud : les stratégies arméniennes de sécurité (1988-1994)
| Auteur / Autrice : | Annie Jafalian |
| Direction : | Michel Bergès |
| Type : | Thèse de doctorat |
| Discipline(s) : | Science politique |
| Date : | Soutenance le 14/12/2016 |
| Etablissement(s) : | Toulouse 1 |
| Ecole(s) doctorale(s) : | École doctorale Droit et Science Politique (Toulouse) |
| Partenaire(s) de recherche : | Equipe de recherche : Groupe de Recherche sur la Sécurité et la Gouvernance (Toulouse) |
| DOI : | 10.70675/071affd4z1005z4e62zab73zd69b1937e23c |
Mots clés
Mots clés libres
Résumé
La thèse a pour objet d’analyser les processus d’escalade et d’endiguement des conflits frontaliers de l’Arménie sur la base de deux études de cas qui mettent en jeu la question des minorités nationales arméniennes : l’Artsakh, disposant d’un statut de région autonome, devenu une zone de guerre entre l’Arménie et Azerbaïdjan ; et le Djavakhk, dépourvu d’un tel statut, resté une zone de paix entre l’Arménie et la Géorgie. Cette recherche permet notamment de discuter la thèse en vertu de laquelle l’existence ou pas d’un statut d’autonomie serait la condition explicative majeure des trajectoires différentes observées dans les deux zones du Haut-Karabagh et du Djavakhk. Sans ignorer le caractère essentiel du statut d’autonomie dans la transition de l’état de paix à l’état de guerre, la recherche met davantage l’accent sur les perceptions et les intérêts de sécurité tels qu’ils ont été définis et hiérarchisés par les décideurs arméniens à Erevan, à Stépanakert et à Akhalkalak. Appréhendés sous cet angle, les conflits dans le Caucase du Sud apparaissent plus fondamentalement comme le produit de deux dynamiques combinées : d’une part, une histoire continue, interrompue par la soviétisation de la zone et poursuivie à la libéralisation du régime ; d’autre part, un présent conditionné par des contraintes géopolitiques et normatives, qui ont contribué à forger les stratégies arméniennes de sécurité. Dans ces circonstances, l’autonomie politico-stratégique de la minorité – fondée sur la disponibilité de flux transnationaux – a joué un rôle déterminant dans les processus d’escalade et d’endiguement des conflits dans le Caucase du Sud.