L'évolution des droits de la femme dans les pays du printemps arabe : Égypte, Maroc et Tunisie
| Auteur / Autrice : | Mounia Slighoua |
| Direction : | Jean-Marie Crouzatier |
| Type : | Thèse de doctorat |
| Discipline(s) : | Droit |
| Date : | Soutenance le 12/07/2016 |
| Etablissement(s) : | Toulouse 1 |
| Ecole(s) doctorale(s) : | École doctorale Droit et Science Politique (Toulouse) |
| Partenaire(s) de recherche : | Equipe de recherche : Institut Maurice Hauriou (Toulouse) |
| DOI : | 10.70675/ae9de909z6b09z497ez88e6zce7af305f3ef |
Mots clés
Mots clés libres
Résumé
Les droits des femmes constituent un sujet vaste et complexe, à l’intersection de plusieurs disciplines. Cette problématique concerne les inégalités et les discriminations à l’encontre d’une partie importante de la société, avec les conséquences et les pertes qui s’en suivent. Cette étude s’interroge, à l’aune des soulèvements qu’a vécu la région du Moyen Orient et de l’Afrique du Nord (MOAN) sur les voies d’évolutions des droits des femmes en Egypte, au Maroc et en Tunisie. D’une part, il s’agit d’analyser les principales évolutions qu’ont connues le statut et les droits des femmes avant l’avènement des printemps arabes. Et d’autre part, il convient de comprendre l’apport du contexte des printemps arabes en étudiant les processus des réformes portant sur les droits des femmes notamment à travers les nouvelles Constitutions adoptées en Egypte, au Maroc et en Tunisie. Enfin, il convient de souligner l’importance de la place donnée aux conventions internationales telles que la Convention pour l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’encontre des femmes (CEDEF) du point de vue juridique, ainsi que le statut du référent islamique dans son rapport aux processus d’élaboration, de légitimation et d’interprétation du droit. Ces processus ont constamment opposé différentes franges de la société, appelant lors des réformes majeures l’arbitrage d’une tierce partie.