Le Shugendô d'Akyûbô Sokuden dans le Japon médiéval : construire et transmettre une identité
| Auteur / Autrice : | Alexandre Goy |
| Direction : | Sakaé Murakami Giroux, Guillaume Ducœur |
| Type : | Thèse de doctorat |
| Discipline(s) : | Etudes japonaises |
| Date : | Soutenance le 07/06/2016 |
| Etablissement(s) : | Strasbourg |
| Ecole(s) doctorale(s) : | École doctorale des Humanités (Strasbourg ; 2009-....) |
| Partenaire(s) de recherche : | Laboratoire : Groupe d'études orientales, slaves et néo-helléniques (Strasbourg ; 1992-....) |
| Jury : | Président / Présidente : Alain Rocher |
| Examinateurs / Examinatrices : Arnaud Brotons, Sylvie Hureau | |
| Rapporteurs / Rapporteuses : Alain Rocher, Frédéric Girard |
Mots clés
Résumé
Ce travail de thèse propose d’interroger, à travers le matériel scripturaire composé par le moine Akyûbô Sokuden (XVIè siècle), les intentions du mouvement Shugendô durant l’époque médiévale et les motifs sous-jacents à la manoeuvre de définition, ou de redéfinition, entreprise par l’auteur. Il s’agit également d’observer le cadre des influences religieuses et politiques en action dans le Japon du XIVe-XVIe siècle, période d’importantes mutations. L’objectif méthodologique consiste donc à reprendre ce qui nous apparait être la démarche de Sokuden, à savoir reconstruire le Shugendô en accord avec les perspectives de cette époque. Cette étude implique la première traduction en langue occidentale d’un des textes doctrinaux majeurs de cette voie, rédigé en kanbun par le moine Sokuden : le Shugen shûyô hiketsu shû (Recueil des arcanes essentiels à la pratique du shugen). Dans cette étude, nous cherchons à souligner la réactualisation de l’identité du Shugendô, et la dynamique engagée par la distribution de cette identité. Le Shugendô se caractérise par la place qu’il accorde à l’expérimentation de pouvoirs surhumains et par l’usage d’une magie prophylactique issue du contact et de la maîtrise de forces transcendantales. Détenteurs d’une tradition orale et favorables à une initiation par expérience directe plutôt que par l’entremise d’un dogme, ses pratiquants furent longtemps motivés par la recherche d’une efficace, une force agissante, à opposer aux maux de l’individu ou de la société selon un système de valeurs issu du bouddhisme de courant Mahāyāna.