Thèse soutenue

Les espaces imaginaires dans la littérature de jeunesse britannique : de The Water-Babies de Ch. Kingsley à Charlie and the Great Glass Elevator de R. Dahl (1863-1973)

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Auteur / Autrice : Caroline Orbann
Direction : Anne Bandry-ScubbiMonique Chassagnol
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Etudes anglophones
Date : Soutenance le 30/01/2016
Etablissement(s) : Strasbourg
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale Humanités (Strasbourg ; 2009-....)
Partenaire(s) de recherche : Laboratoire : Savoirs dans l'espace anglophone : représentations, culture, histoire (Strasbourg)
Jury : Président / Présidente : Alain Kerhervé
Rapporteurs / Rapporteuses : Alain Kerhervé, Anne Besson

Résumé

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Cette thèse propose une analyse assistée par ordinateur des espaces imaginaires dans un corpus de littérature de jeunesse. Elle part du constat qu’il existe, dans ce genre littéraire particulier, une dualité dans la construction spatiale. En effet, on y trouve d’une part un espace quotidien (que Tolkien nomme monde primaire), et de l’autre un espace magique (le monde secondaire). Le périple du héros-enfant, qui prend la forme d’un ou de plusieurs aller-retours entre ces deux mondes, le conduit à grandir et à se métamorphoser. En ce sens, l’espace participe à sa transformation. Le parcours du protagoniste est jalonné de lieux et de motifs spatiaux récurrents dans le corpus tels que les maisons, les forêts, les jardins, les souterrains. Plus que de simples éléments de décors, ils apparaissent comme signifiants parce qu’ils traduisent à la fois les étapes nécessaires à la construction du héros et son état d’esprit. Il s’agit, dans cette perspective, de comprendre les enjeux symboliques de ces espaces imaginaires. L’étude de l’organisation des espaces narratifs à partir de données quantitatives montre qu’il existe une dualité entre les deux mondes, renforcée par une série de dichotomies. Malgré cet antagonisme structurel, le héros est capable de passer d’un univers à l’autre. L’analyse des modalités et des moments du passage de la frontière révèle que le monde secondaire est un espace mental et spirituel. En effet, il est à a fois l’espace du rêve, de la mort et du sacré.