Thèse soutenue

La sociologie au Pakistan : origine et développement (1955 - 2014)

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Auteur / Autrice : Imran Sabir
Direction : Marnix Dressen
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Sociologie
Date : Soutenance le 02/02/2016
Etablissement(s) : Université Paris-Saclay (ComUE)
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale Sciences de l'Homme et de la société (Sceaux, Hauts-de-Seine ; 2015-2020)
Partenaire(s) de recherche : Laboratoire : Laboratoire PRINTEMPS (Guyancourt, Yvelines ; 1995-....)
établissement opérateur d'inscription : Université de Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines (1991-....)
Jury : Président / Présidente : Agnès Deboulet
Examinateurs / Examinatrices : Marnix Dressen, Michel Dubois, Frédéric Lebaron
Rapporteurs / Rapporteuses : Philip Milburn, Syed Muhammad Hasan-uz-Zaman

Mots clés

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Résumé

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Cette thèse est un récit historique portant sur l'origine et le développement de lasociologie au Pakistan dans une perspective critique de sociologie de la sociologie.Cette recherche explore les facteurs qui sont à l'origine de l’institutionnalisation de la sociologie dans l'enseignement supérieur en plongeant dans les traditionshistoriques de divers systèmes d'éducation du sous-continent Indien, avec larupture qu’a entraîné la brusque introduction du système colonial d'éducation aucours des 19è et 20è siècles. La thèse est particulièrement consacrée à l’analysedes cadres idéologiques masqués en connaissance scientifique et que les pouvoirspolitiques ont utilisé pour faire avancer leurs intérêts politiques dans le Pakistanpostcolonial. La recherche explore simultanément l'ambition des sociologues deconstruire leur légitimité professionnelle en se mettant au service des politiquessociales de l'Etat-nation. Sur cette base au cours des années 1955-1979, s’est construit un modèle professionnel et institutionnel. Les générations suivantes de sociologues l’ont pris comme modèle normatif standardisé à imiter et nécessaire pour leur survie académique. Leur vision fait de la société pakistanaise un objet de réforme, en vue de sa modernisation. Souvent acritique, pour assurer sa croissance quantitative, cette sociologie positiviste et empiriste se soumet au Nexus du savoir et du pouvoir. Enfin, la thèse montre que la sociologie au Pakistan étant une discipline sans grands effets, elle est assiégée et dominée et reste en dehors de la dynamique du travail cognitif international ou à tout le moins qu’elle occupe une place très subordonnée dans la division internationale du travail de la connaissance. On peut en voir la preuve dans le fait que les sociologues Pakistanais sont pratiquement absents des banques de données internationales d’articles scientifiques.