Thèse soutenue

Utilisations des MOOC : éléments de typologie

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Auteur / Autrice : Matthieu Cisel
Direction : Éric Bruillard
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Sciences de l'éducation
Date : Soutenance le 08/07/2016
Etablissement(s) : Université Paris-Saclay (ComUE)
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale Sciences de l'Homme et de la société (Sceaux, Hauts-de-Seine ; 2015-2020)
Partenaire(s) de recherche : établissement opérateur d'inscription : École normale supérieure Paris-Saclay (Gif-sur-Yvette, Essonne ; 1912-....)
Laboratoire : Sciences techniques éducation formation (Cachan, Val-de-Marne)
Jury : Président / Présidente : Georges-Louis Baron
Examinateurs / Examinatrices : Éric Bruillard, Georges-Louis Baron, Jacques Audran, Annie Jézégou, John Sagard Daniel, Pierre Dillenbourg, Yolaine Bourda
Rapporteurs / Rapporteuses : Jacques Audran, Annie Jézégou

Mots clés

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Résumé

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Nous cherchons dans ce travail à qualifier et quantifier les différentes formes d’attrition prévalant dans les MOOC. En sus du retrait volontaire, dont nous détaillons les différentes formes, l’attrition est dominée avant tout par différentes formes de non-participation : la majorité des inscrits ne se connectent jamais à la formation, ou n’y réalisent qu’un nombre minimal d’actions, sans intention de s’y investir. La prépondérance de cette forme d’attrition s’explique en partie par l’existence sur les plates-formes d’hébergement d’une offre abondante, qui incite les utilisateurs à s’inscrire à plus de cours qu’ils n’ont la possibilité de suivre. Un certain nombre de participants s’investissent dans la formation jusqu’à son terme bien qu’ils n’obtiennent pas le certificat. Ils représentent néanmoins une forme d’attrition marginale. Il en va de même pour l’échec académique, compris comme l’incapacité à répondre au niveau d’exigence des activités évaluées. Les MOOC sont le plus souvent de niveau introductif, les participants peuvent le plus souvent recommencer des activités auxquelles ils auraient échoué. La plupart des utilisateurs suivent le cours avec l’intention d’en réinvestir le contenu dans leur vie personnelle ou professionnelle. L’incapacité des dispositifs à répondre à cette logique, qui correspond à certains égards à un projet d’apprentissage, explique vraisemblablement une partie significative du retrait volontaire. La plupart des répondants souhaitent obtenir le certificat de la formation, bien qu’il ne représente que rarement la principale motivation sous-tendant l’inscription. Cet intérêt ne relève pas systématiquement de buts de performance.