Thèse soutenue

Trois essais sur les finances publiques et la croissance

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Auteur / Autrice : Marion Labouré
Direction : Emmanuelle Taugourdeau
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Sciences économiques
Date : Soutenance le 10/03/2016
Etablissement(s) : Université Paris-Saclay (ComUE)
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale Sciences de l'Homme et de la société (Sceaux, Hauts-de-Seine ; 2015-2020)
Partenaire(s) de recherche : Laboratoire : Centre d'économie de la Sorbonne (Paris ; 2006-....)
établissement de préparation de la thèse : École normale supérieure Paris-Saclay (Gif-sur-Yvette, Essonne ; 1912-....)
Jury : Président / Présidente : Thierry Madiès
Examinateurs / Examinatrices : Thierry Madiès, Marie-Estelle Binet, Étienne Farvaque, Amélie Barbier-Gauchard, Juergen Braunstein
Rapporteurs / Rapporteuses : Marie-Estelle Binet, Étienne Farvaque

Résumé

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Cette thèse s'intéresse aux fondements de la croissance et des déficits budgétaires. Elle se compose de trois essais distincts. Le premier essai examine les déterminants économiques et politiques des déficits budgétaires. Le second essai s'intéresse à la transmission de l'inflation aux revenus et dépenses dans la zone euro. Le troisième essai analyse l'interaction entre les dépenses publiques et la croissance économique lors du développement économique d'un pays. Dans le premier chapitre, je présente une modélisation des biais de comportement du politicien avec un facteur reflétant la probabilité pour le gouvernement de rester au pouvoir. Si un gouvernement est incertain concernant ses perspectives de réélection, il aura tendance à négliger l'avenir davantage qu'il ne l'aurait fait autrement. Sur le plan empirique, ce papier contribue à formaliser la relation entre déficit budgétaire, comportement de l'homme politique et contexte économique. Dans le second chapitre, afin d'étudier la relation entre dépenses publiques/revenus et inflation en France, j'utilise l'analyse de cointegration et de causalité du modèle de Granger. Les résultats indiquent que les dépenses/recettes publiques et l'inflation sont fortement cointégrées et qu'il existe donc une relation d’équilibre à long terme entre ces variables. De plus, nous estimons le déficit budgétaire `a partir de l'inflation et d'autres variables explicatives telles que les élections, la croissance économique et le taux de croissance du chômage. En outre, ce chapitre souligne que les revenus (cotisations sociales, impôts directs nets) sont fortement et positivement corrélés `a l'inflation en Europe Occidentale. En revanche, les dépenses publiques sont faiblement mais positivement corrélées `a l'inflation. Dans le troisième chapitre, nous analysons l'influence de la composition des dépenses publiques sur le taux de croissance au cours du développement économique. Nous constatons une forte corrélation entre le développement du pays et l'utilité des citoyens au fil du temps. Les pays pauvres déboursent fortement en dépenses productives tandis que les pays riches ont une proportion plus élevée de dépenses improductives. Nous illustrons nos résultats avec un panel de données de 147 pays. En utilisant une estimation GMM en système sur panel dynamique, nous constatons que les salaires publics, les paiements d'intérêt, les subventions et les dépenses de consommation finale du gouvernement ne stimulent pas la croissance contrairement aux dépenses d'éducation et de santé. En outre, nous observons que la réaffectation des dépenses d'éducation est associée à une augmentation de la croissance.