Représentations sociales, conciliation vie privée-vie professionnelle. Pour une comparaison interculturelle auprès des infirmières françaises et gabonaises
| Auteur / Autrice : | Claude Marlette Mounguengui |
| Direction : | Christine Roland-Lévy |
| Type : | Thèse de doctorat |
| Discipline(s) : | Psychologie, psychologie clinique, psychologie sociale |
| Date : | Soutenance le 04/03/2016 |
| Etablissement(s) : | Reims |
| Ecole(s) doctorale(s) : | École doctorale Sciences humaines et sociales (Reims ; 2012-) |
| Partenaire(s) de recherche : | Laboratoire : (C2S) - Laboratoire de psychologie Cognition Santé Socialisation |
| Jury : | Président / Présidente : Patrick Denoux |
| Examinateurs / Examinatrices : Christine Roland-Lévy | |
| Rapporteurs / Rapporteuses : Christine Jeoffrion |
Résumé
Cette thèse est fondée sur la théorie des représentations sociales. A partir d’entretiens semi-directifs auprès d’infirmières françaises (N=29) et gabonaises (N=23), nous nous sommes intéressés aux représentations sociales du métier d’infirmière et de la famille. Une enquête par questionnaires, en France (N=103) et au Gabon (N=140), avec deux épreuves associatives, complétées par un outil conçu sur les pratiques de soins et la SWING, a permis de dégager des registres spécifiques à chacun des groupes en fonction de leurs origines culturelles. Les infirmières françaises décrivent leur métier comme reposant sur une pratique qui intègre la dimension relationnelle, alors que les infirmières gabonaises ajoutent une dimension affective. L’étude des pratiques contrastées a confirmé l’existence d’un lien entre le type de pratique et la représentation du métier. Pour les infirmières françaises, ayant une pratique à dominante technique, le noyau central de la représentation est focalisé sur les soins prodigués aux patients, alors que pour celles ayant une pratique à dominante relationnelle, le soin passe par l’écoute. Pour les infirmières gabonaises, le métier est centré sur l’accueil et l’amour. Les résultats concernant les liens entre conciliation vie privée-vie professionnelle et représentations sociales révèlent des éléments différents. Un volet complémentaire met en avant des représentations de la famille différentes selon le pays : il s’agit pour les infirmières françaises de la famille nucléaire, alors que pour les gabonaises deux catégories de famille émergent : la famille traditionnelles élargie et la famille nucléaire du modèle français.Mots clefs : Représentations sociales ; infirmières ; conciliation vie professionnelles-vie privée ; pratique de soins ; France ; Gabon.