Une étude du bien-composé en dimension n.
| Auteur / Autrice : | Nicolas Boutry |
| Direction : | Laurent Najman |
| Type : | Thèse de doctorat |
| Discipline(s) : | Informatique |
| Date : | Soutenance le 14/12/2016 |
| Etablissement(s) : | Paris Est |
| Ecole(s) doctorale(s) : | École doctorale Mathématiques, Sciences et Technologies de l'Information et de la Communication (Champs-sur-Marne, Seine-et-Marne ; 2010-....) |
| Partenaire(s) de recherche : | Laboratoire : LIGM – Laboratoire d'Informatique Gaspard-Monge (1997-....) - Laboratoire d'Informatique Gaspard-Monge / LIGM |
| Jury : | Président / Présidente : Michel Couprie |
| Examinateurs / Examinatrices : Laurent Najman, Thierry Géraud, Longin Jan Latecki, Loïc Mazo | |
| Rapporteurs / Rapporteuses : Rocio Gonzalez-Diaz, Nicolas Passat, Jacques-Olivier Lachaud | |
| DOI : | 10.70675/1e142b89zaef0z418dza7abz8270acbd91c4 |
Mots clés
Résumé
Le processus de discrétisation faisant inévitablement appel à des capteurs, et ceux-ci étant limités de par leur nature, de nombreux effets secondaires apparaissent alors lors de ce processus; en particulier, nous perdons la propriété d'être ''bien-composé'' dans le sens où deux objects discrétisés peuvent être connectés ou non en fonction de la connexité utilisée dans l'image discrète, ce qui peut amener à des ambigüités. De plus, les images discrétisées sont des tableaux de valeurs numériques, et donc ne possèdent pas de topologie par nature, contrairement à notre modélisation usuelle du monde en mathématiques et en physique. Perdre toutes ces propriétés rend difficile l'élaboration d'algorithmes topologiquement corrects en traitement d'images: par exemple, le calcul de l'arbre des formes nécessite que la representation d'une image donnée soit continue et bien-composée; dans le cas contraire, nous risquons d'obtenir des anomalies dans le résultat final. Quelques representations continues et bien-composées existent déjà, mais elles ne sont pas simultanément n-dimensionnelles et auto-duales. La n-dimensionalité est cruciale sachant que les signaux usuels sont de plus en plus tridimensionnels (comme les vidéos 2D) ou 4-dimensionnels (comme les CT-scans). L'auto-dualité est nécéssaire lorsqu'une même image contient des objets a contrastes divers. Nous avons donc développé une nouvelle façon de rendre les images bien-composées par interpolation de façon auto-duale et en n-D; suivie d'une immersion par l'opérateur span, cette interpolation devient une représentation auto-duale continue et bien-composée du signal initial n-D. Cette représentation bénéficie de plusieurs fortes propriétés topologiques: elle vérifie le théorème de la valeur intermédiaire, les contours de chaque coupe de la représentation sont déterminés par une union disjointe de surfaces discrète, et ainsi de suite