Thèse soutenue

Malesherbes et ses belles amies

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Auteur / Autrice : Alison Vermelle
Direction : Laurence Croq
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Histoire des mondes modernes
Date : Soutenance le 26/11/2016
Etablissement(s) : Paris 10
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale Espaces, Temps, Cultures (Nanterre, Hauts-de-Seine ; 2000-....)
Partenaire(s) de recherche : Laboratoire : Centre d'Histoire Sociale et Culturelle de l'Occident (Nanterre)
Jury : Président / Présidente : Jean Duma
Examinateurs / Examinatrices : Jean Duma, Annie Duprat, Antoine Lilti, Dominique Godineau, Vincent Gourdon
Rapporteurs / Rapporteuses : Annie Duprat, Antoine Lilti

Résumé

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Cette thèse explore un pan méconnu de la vie de Guillaume de Lamoignon de Malesherbes (1721-1794). L'homme issu d'une grande famille de la noblesse de robe parisienne est bien connu comme un acteur politique important des règnes de Louis XV et Louis XVI, mais aussi comme scientifique et botaniste passionné. Ses interactions avec les femmes de son entourage sont en revanche mentionnées à demi-mots voire absentes des études lui étant jusqu’ici consacrées. En s’appuyant notamment sur des sources d’archives (fonds privé Rosanbo, fonds Malesherbes, minutier central des notaires de Paris), cette thèse propose de suivre le fil d’histoires d’affinités oubliées. Dans le sillage de l’histoire du genre, elle analyse les pratiques familiales, sociales et culturelles de femmes nobles à travers des thèmes variés (sciences, voyage, mœurs…), induits par l’éclectisme de Malesherbes. La première partie (1721-1750) s’intéresse aux figures féminines de l’enfance de Malesherbes ainsi qu’à la place dévolue à la femme dans un foyer de la noblesse de robe. La seconde partie (1750-1774) aborde la construction des liens familiaux et sociaux puis s’attarde sur les profils des femmes insérées dans son cercle d’intimes. La troisième partie (1774-1794) considère l’évolution de ses rapports avec ses filles, sa sœur aînée mais aussi des amies communes à Turgot. Les femmes qui ont accompagné Malesherbes dans chaque phase de sa vie, et jusqu’à l’échafaud, étaient porteuses d’amitiés fraternelles, maritale, parentale ou intellectuelles. La reconstitution de ce vaste réseau féminin illustre les modalités plurielles de la construction des rapports hommes-femmes dans les espaces privés et publics de la noblesse au XVIIIe siècle.