Thèse soutenue

Crimes de poison dans la Bologne médiévale et moderne (XIVe-XVIIe siècle)

FR  |  
EN
Auteur / Autrice : Margaux Buyck
Direction : Franck CollardAlessandro Pastore
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Histoire des mondes modernes
Date : Soutenance le 26/11/2016
Etablissement(s) : Paris 10 en cotutelle avec Università degli studi (Vérone, Italie)
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale Espaces, Temps, Cultures (Nanterre, Hauts-de-Seine ; 2000-....)
Partenaire(s) de recherche : Laboratoire : Centre d'Histoire Sociale et Culturelle de l'Occident (Nanterre)
Jury : Président / Présidente : Marilyn Nicoud
Examinateurs / Examinatrices : Franck Collard, Alessandro Pastore, Marilyn Nicoud, Maria Giuseppina Muzzarelli, Michel Porret, Luigi Lacchè
Rapporteurs / Rapporteuses : Maria Giuseppina Muzzarelli, Michel Porret
DOI : 10.70675/f8ca3967z6406z4a20zb4e0z37f9a9798501

Résumé

FR  |  
EN

Longtemps laissé dans l’ombre historiographique, l’empoisonnement fait l’objet cesdernières années d’un intérêt renouvelé de la part des historiens. Dans le sillon de ces ultimes recherches, cette thèse propose une étude sur les crimes de poison à Bologne entre le XIVe et le XVIIe siècle. Si de nombreux chercheurs défendent l’idée que l’empoisonnement est un objet historique « transpériode », aucune étude n’a encore confronté explicitement le Moyen Age à l’époque moderne souvent présentés comme antagonistes. Or, l’analyse du phénomène criminel sur près de quatre siècles permet de mieux appréhender les évolutions et surtout les permanences de l’empoisonnement criminel, de ses modalités et des réactions de la société face à celui-ci. Les archives bolonaises se sont avérées être un terrain de recherches relativement dense, fournissant un corpus de près de 180 affaires dont un nombre important de sources judiciaires inédites. Bologne constitue à ce titre un véritable carrefour pour l’histoire du droit, de la médecine, du fait de son université prestigieuse, mais aussi en ce qui concerne l’étude de la société urbaine. Cette richesse documentaire permet d’envisager une réflexion à l’intersection de l’histoire de la criminalité et de la justice, de l’histoire de la médecine et de l’histoire sociale. Cette approche plurielle de la thématique donne l’opportunité d’élargir l’éventail des témoignages sur l’empoisonnement en confrontant tour à tour doctrines, représentations culturelles et mentales de l’empoisonnement et effectivité du crime et de ses conséquences dans les actes de la pratique.