Thèse soutenue

Étude du récepteur du facteur de croissance fibroblastique (FGFR) sur la maturation des contacts N-cadhérine dépendants et la migration cellulaire

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Auteur / Autrice : Hoang Trinh Thao Nguyen
Direction : René-Marc Mège
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Biologie cellulaire
Date : Soutenance le 20/09/2016
Etablissement(s) : Paris 6
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale Complexité du vivant (Paris ; 2009-....)
Partenaire(s) de recherche : Laboratoire : Institut Jacques Monod (Paris ; 1997-....)
Jury : Président / Présidente : Claire Fournier-Thibault
Examinateurs / Examinatrices : Jean-Loup Duband, Benoît Ladoux
Rapporteurs / Rapporteuses : Vania Braga, Elisabetta Ada Cavalcanti-Adam

Résumé

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L'adhésion et la migration cellulaire sont deux éléments clés dans de nombreux processus physiologiques tels que l’embryogenèse, la cicatrisation et la métastase. Les cadhérines sont les molécules d’adhésion intercellulaire les plus importantes dans l’organisme. Elles permettent aux cellules de se reconnaitre, de rester cohésive et de migrer ensemble. Le récepteur du facteur de croissance fibroblastique 1 (FGFR1) est capable d’interagir avec la N-cadhérine pour modifier cette cohésion cellulaire, stimulant ainsi la croissance neuritique et la dissémination des cellules cancéreuse. En effet, plusieurs études ont démontré que la N-cadhérine et le FGFRs sont surexprimés dans les cellules tumorales. Ces cellules modifient leurs adhésions aux cellules voisines et acquièrent une mobilité importante pour métastaser. Malgré de nombreuses recherches étudiant l’effet séparé de chaque protéine sur les processus migratoires, très peu relatent leur effet combiné. Mon projet de thèse vise à étudier les relations entre les protéines N-cadhérine et FGFR1 et les effets combinés de leur activités dans la maturation des contacts cellule-cellule ainsi que dans la migration cellulaire. L’ensemble du projet permet de conclure que le FGFR1 renforces de façon spécifique l’interaction intercellulaire médiée par la N-cadhérine, menant aux deux effets opposés de deux modes de migration : 1/ diminue la migration individuelle de la cellule exprimant la N-cadhérine sur la surface côté par son ecto-domaine, 2/ au contraire, augmente la migration des groupes de cellules dont la cohésion est assurée par la N-cadhérine. La compréhension du dialogue moléculaire entre la N-cadhérine et le FGFR nous ouvrira de nouvelles perspectives à visée thérapeutique dans le domaine de la modulation de la migration cellulaire, qui devrait prendre en compte le mode de migration individuelle ou collective dans différents contextes biologiques.