Thèse soutenue

Le renseignement aérien en France (1945-1994)

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Auteur / Autrice : Baptiste Colom y Canals
Direction : Olivier Forcade
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Histoire des relations internationales
Date : Soutenance le 30/06/2016
Etablissement(s) : Paris 4
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale Histoire moderne et contemporaine (Paris ; 1994-....)
Partenaire(s) de recherche : Laboratoire : Sorbonne Identités, relations internationales et civilisations de l’Europe (Aubervilliers, Seine-Saint-Denis ; 2002-....)
Jury : Président / Présidente : Pascal Griset
Examinateurs / Examinatrices : Philippe Boulanger, Sébastien-Yves Laurent, Marie-Catherine Dubreil-Villatoux
Rapporteurs / Rapporteuses : Philippe Boulanger, Sébastien-Yves Laurent

Résumé

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Au travers de l’étude du renseignement aérien en France de 1945 à 1994, il s’agit de replacer l’emploi de cet outil décisionnel sur une échelle de temps longue afin d’en comprendre sa perception chez les décideurs français. Pour analyser les évolutions du renseignement aérien, nous avons comparé les expériences opérationnelles avec les corpus doctrinaux et les innovations technologiques du système de collecte. Notre étude s’est appesantie sur les implications tactiques, stratégiques et politiques de notre objet d’étude pour expliciter les différentes dimensions de ses perceptions d’emploi. Afin de mieux comprendre ces facteurs évolutifs dans le contexte français, nous avons également introduit des points comparatifs avec les Etats-Unis et la Grande-Bretagne. C’est également un moyen d’entrevoir l’influence de facteurs étrangers sur les évolutions d’emploi et de perceptions du renseignement aériens français, tout en précisant les spécificités françaises. Entre la mission de collecte, défini comme la reconnaissance et l’ensemble du renseignement aérien, la question qui se pose est de savoir ce qui doit être compris comme objet focalisant la perception du décideur militaire ou politique. Le renseignement aérien peut-il être compris, en France, comme un service de renseignement à part entière ou juste comme un système de collecte au service d’un acteur décisionnel ? L’autre question est de savoir comment les différentes évolutions qui ont touché notre objet d’étude ont influencé ses perceptions d’emploi. Au-delà de ces problématiques, celle du rapport entre l’image et le décideur, spécifique au renseignement aérien, influence t-elle également sa perspective d’utilisation ?