Les standards globaux de bon processus et le droit du commerce international : une étude des normes et de la normativité dans la perspective du droit global et de la gouvernance globale
| Auteur / Autrice : | Anna Aseeva |
| Direction : | Diego P. Fernández Arroyo |
| Type : | Thèse de doctorat |
| Discipline(s) : | Droit |
| Date : | Soutenance le 26/02/2016 |
| Etablissement(s) : | Paris, Institut d'études politiques |
| Ecole(s) doctorale(s) : | École de la recherche de Sciences Po (Paris ; 1995-....) |
| Partenaire(s) de recherche : | Laboratoire : École de droit de Sciences Po (Paris) |
| Jury : | Président / Présidente : Makane Moïse Mbengue |
| Examinateurs / Examinatrices : Diego P. Fernández Arroyo, Jean D'Aspremont, Hélène Ruiz Fabri, Alberto Oddenino | |
| Rapporteurs / Rapporteuses : Jean D'Aspremont, Hélène Ruiz Fabri |
Résumé
Les flux, le droit et les politiques du commerce mondial, et les standards consensuels non étatiques applicables aux domaines tels que l’environnement, la santé, la sécurité, etc. s’influencent mutuellement. Ils affectent également les processus identifiés comme « gouvernance globale ». L’interface de ces trois thèmes a constitué le principal point d’intérêt de ma recherche. Dans cette thèse, mon objectif général était non seulement de décrire l’interface, les pratiques et les diverses conjonctures pertinentes du droit et des standards dans le contexte de la globalisation du commerce transfrontalier, mais aussi, et même surtout, de les évaluer d’une façon critique. L’idée-clé de ma thèse était d’inclure différents types de normativités non-juridiques globales dans le droit, et ensuite de les soumettre à une analyse de légitimité plus juste et plus cohérente. Les ambitions susmentionnées ont émergé car aujourd’hui, dans le désordre juridique global, les normativités hybrides échappent tout simplement à la plupart des approches traditionnelles de droit et de légitimité, ces derniers étant principalement construits sur les prémisses liées, directement ou indirectement, à la souveraineté de l’État moderne. Un résultat méthodologique général de cette réorientation se situe dans l’argument que le droit, ainsi réorienté, pourrait alors effectuer une tâche fondamentalement différente de celle qu’il aurait eu sur la base d’une théorie juridique plus traditionnelle (positiviste), plus descriptive (sociologique), ou plus normative (critique), si utilisées à elles seules. Le message principal des ambitions précitées est que le droit peut et doit être repensé de manière que tout type de normativités globales dotées d’impressionnante force normative et régulatrice, mais avec une légitimité sociale douteuse, puisse être inclut dans le droit, exactement aux fins d’évaluer leur légitimité vis-à-vis du public global.