Thèse soutenue

L’évaluation dans les enseignements scientifiques fondés sur l’investigation : effets de différentes modalités d'évaluation formative sur l’autorégulation des apprentissages

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Auteur / Autrice : Céline Lepareur
Direction : Michel Grangeat
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Sciences de l'éducation
Date : Soutenance le 16/06/2016
Etablissement(s) : Université Grenoble Alpes (ComUE)
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale sciences de l'homme, du politique et du territoire (Grenoble ; 2001-....)
Partenaire(s) de recherche : Laboratoire : Laboratoire de recherche sur les apprentissages en contexte (Grenoble, Isère, France)
Jury : Président / Présidente : Laurent Cosnefroy
Examinateurs / Examinatrices : Patricia Marzin, Philippe Dessus
Rapporteurs / Rapporteuses : Lucie Mottier Lopez, Jean-Marie Boilevin

Résumé

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Pour de nombreux pays européens, ces dernières années ont été marquées par l’introduction des Enseignements Scientifiques Fondés sur l’Investigation (ESFI) dans les programmes scolaires. Deux objectifs sont poursuivis : offrir une image « plus conforme » de l’activité scientifique et éveiller l’intérêt des élèves en mettant l’accent sur leur rôle actif dans le processus d’apprentissage. Parallèlement à l’introduction de ces démarches, la mise en œuvre d’évaluations formatives ouvre une voie prometteuse pour répondre à ces objectifs. Elles sont en effet susceptibles de développer l’autorégulation des apprentissages des élèves et de constituer une aide pertinente pour les enseignants afin de réguler leur enseignement (Allal & Mottier Lopez, 2007 ; Clark, 2012 ; Wiliam, 2010). Cette recherche doctorale traite des impacts de différentes modalités d’évaluation formative sur l’autorégulation des apprentissages des élèves dans le cadre spécifique des ESFI. Deux enjeux ont guidé ce travail. Le premier, empirique, concernait l’analyse des pratiques évaluatives des enseignants et de leurs effets sur les processus d’autorégulation. Le second visait la mise au point d’une méthodologie qui permette d’analyser les variables étudiées. Pour ce faire, nous avons procédé par enregistrements vidéo de séances de classe et construit des grilles d’indicateurs nous permettant d’analyser les processus in situ. Différentes situations d’enseignement ont été comparées. La première correspondait aux évaluations formatives telles que les enseignants la mettent en œuvre dans leurs pratiques quotidiennes. La deuxième concernait les pratiques évaluatives mises en œuvre par les mêmes enseignants l’année suivante, après qu’un retour réflexif sur leur séance ait été conduit. Nous montrons un meilleur équilibre dans l’usage des différentes modalités d’évaluation formative dans la deuxième situation, notamment vers une plus grande responsabilisation des élèves et mise en avant des pairs en tant que ressource. Les élèves font aussi preuve d’une autorégulation de leur comportement plus efficace au regard d’un temps passé à produire des stratégies de résolution plus important et d’un meilleur engagement dans la tâche. Des manques sont néanmoins relevés quant à la façon d’intégrer formellement l’outil d’autoévaluation à l’activité des élèves. Des pistes d’action pour combiner efficacement l’évaluation aux différentes tâches d’apprentissage sont alors proposées.