Thèse soutenue

Incarner la parole : figures du Christ dans la prédication allemande de Maître Eckhart

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Auteur / Autrice : Henri de Monvallier
Direction : Alain de Libera
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Philosophie médiévale
Date : Soutenance le 15/12/2016
Etablissement(s) : Paris, EPHE
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale de l'École pratique des hautes études (Paris)
Partenaire(s) de recherche : Laboratoire : LEM Laboratoire d’études sur les Monothéismes (Paris ; 1998-....)
Jury : Président / Présidente : Olivier Boulnois
Examinateurs / Examinatrices : Alain de Libera, Olivier Boulnois, Frédéric Nef, Éric Mangin
Rapporteurs / Rapporteuses : Jean-Baptiste Brenet, Frédéric Nef

Mots clés

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Mots clés contrôlés

Mots clés libres

Résumé

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L’objectif de ce travail est de réévaluer la figure du Christ dans la pensée de Maître Eckhart (1260-1328), en particulier dans sa prédication en langue allemande. Si l’héritage apophatique duquel se réclame Eckhart fait du « fond sans fond » de la déité l’horizon ultime de sa pensée, il semble néanmoins que sa prédication allemande s’articule sur une christologie solide qui met en abyme la situation du prédicateur elle-même : de même que le Christ est le Verbe de Dieu incarné, le prédicateur incarne la parole en invitant ses auditeurs à se rendre attentifs au Verbe éternel qui à tout moment mais en aucun temps se dit en eux. La première partie de la thèse pose le cadre historique et conceptuel dans lequel se situe la pensée christologique d’Eckhart et sa prédication. La seconde se centre sur cinq sermons allemands mettant en scène un épisode des Évangiles et en propose à chaque fois un commentaire suivi sur le mode de la lectura Eckhardi déjà initiée par un certain nombre de commentateurs. Sont ainsi analysés le Sermon 1 sur les marchands du temple (Mt, 21, 12-13), les Sermons 18, 19 et 43 sur la résurrection du fils de la veuve de Naïm (Lc 7, 11-17) et le Sermon 55 sur Marie-Madeleine au tombeau (Jn, 20, 11-18). Il s’agit ainsi de réévaluer la christologie « d’en bas » à travers les analyses qu’Eckhart livre du Christ des Évangiles contre la tendance privilégiée par la plupart des commentateurs ayant écrit sur la christologie d’Eckhart qui tendent nettement à privilégier la christologie « d’en haut » (théologie du Verbe et place de la personne du Fils dans la Trinité).