Thèse soutenue

L'innovation sociale chez les acteurs de l'économie sociale et solidaire en Auvergne : une approche communicationnelle

FR  |  
EN
Auteur / Autrice : Nicolas Duracka
Direction : Éric Dacheux
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Sciences de l'information et de la communication
Date : Soutenance le 13/06/2016
Etablissement(s) : Clermont-Ferrand 2
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale des lettres, sciences humaines et sociales (Clermont-Ferrand)
Partenaire(s) de recherche : Equipe de recherche : Laboratoire Communication et Sociétés EA 4647 (Clermont-Ferrand)
Laboratoire : Laboratoire Communication et Sociétés EA 4647 (Clermont-Ferrand)
Jury : Président / Présidente : Pascal Robert
Examinateurs / Examinatrices : Éric Dacheux, Marie J. Bouchard
Rapporteurs / Rapporteuses : Nicole d' Almeida, Vincent Meyer

Résumé

FR  |  
EN

Chacune des périodes de crise qu’a connue l’histoire contemporaine ont été jalonnées d’un ensemble de bouleversements sociaux que l’on pourrait appeler des innovations sociales. Elles rassemblent, dans un élan collectif et ascendant, une myriade de mouvements citoyens qui visent la réponse à des besoins sociaux non, ou peu satisfaits, par l’Etat et le marché. Par ailleurs, en s’appuyant sur un ensemble d’organisations de l’économie sociale et solidaire, elles poursuivent une quête de démocratisation de l’activité économique. Dès lors, c’est pour mieux comprendre ces phénomènes de transformation sociale que ce travail tente de mobiliser les sciences de l’information et de la communication. Autrement dit, dans une démarche exploratoire, il questionne le rôle de la communication dans les capacités de changement institutionnel porté par ces initiatives. Une première analyse théorique permet de mettre en lumière l’hétérogénéité du mouvement de l’innovation sociale chez les acteurs de l’économie sociale et solidaire. Elle souligne, dans ce cadre, la tendance de ces organisations à s’emparer de pratiques de communication stratégiques (marketing et management), bien qu’elles soient historiquement investies d’un rôle politique et symbolique, lui intimant la nécessité de s’emparer d’un répertoire plus critique de la communication. Par conséquent, une seconde analyse empirique, dont les fondements épistémologiques se retrouvent dans la théorie de la complexité d’Edgar Morin et dans une approche réflexive, montre que l’analyse des initiatives citoyennes doit s’appuyer sur les apports communicationnels tout autre. Plus précisément, différents niveaux d’analyses de la communication de ces acteurs permettent de mettre à jour les capacités transformatrices, ou isomorphiques, des initiatives socialement innovantes de l’économie sociale et solidaire. En conclusion, ce que nous dit cette étude, c’est que la transformation sociale en germe dans ces organisations ne peut s’analyser que par une approche praxéologique de la communication. En d’autres termes, la praxis communicationnelle, comme activité organisante de perspective partagée dans un espace public de proximité, est une activité typificatrice d’habitudes, vectrice de changement institutionnel.