Thèse soutenue

Les logiques collaboratives : Epistémologie, représentations et rationalisation dans les domaines de l'organisation du travail et de la gestion de carrière

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Auteur / Autrice : Maxime Pollet
Direction : Angel Egido
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Psychologie
Date : Soutenance le 08/12/2016
Etablissement(s) : Angers
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale Cognition, éducation, interactions (Nantes)
Partenaire(s) de recherche : Laboratoire : Laboratoire de Psychologie. Processus de Pensée (Angers ; 1996-2012) - LPPL (Laboratoire de Psychologie des Pays de la Loire-EA 4638)
Jury : Président / Présidente : Frédérique Lerbet-Séréni
Examinateurs / Examinatrices : Laurence Cocandeau-Bellanger
Rapporteurs / Rapporteuses : Jean-Marie Seca

Résumé

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L’apparition et le développement depuis les années 2010 d’organisations professionnelles et extraprofessionnelles présentées comme collaboratives font évoluer notre perception du travail et les questions et problématiques qui lui sont spécifiques. Cette évolution vient notamment questionner la pertinence des modèles organisationnels actuels, ainsi que les modèles de gestion de son parcours professionnel. En effet, les pratiques collaboratives apparaitraient aujourd’hui comme un modèle stratégique de développement, puisque susceptible de répondre favorablement à la fois aux demandes de nature économique et aux demandes de nature sociale. L’objectif de ce travail est de mettre en évidence les conditions initiales et les facteurs de maintenance susceptibles de soutenir la mise en oeuvre de tels fonctionnements collaboratifs. Pour cela notre objet sera étudié dans une perspective à la fois organisationnelle – identifier les théories et modèles organisationnels permettant de penser et mettre en oeuvre ces fonctionnements ; épistémologique et politique – mettre en évidence les valeurs et croyances sur lesquelles ces modèles se construisent et puisent leur légitimité ; psychologique – examiner la façon dont sont vécues ces injonctions par les personnes concernées pour identifier les facteurs facilitants ou limitants. Au moyen de plusieurs recueils de données (1014 offres d’emploi, 100 images représentant le collaboratif et 10 entretiens approfondis auprès de travailleurs collaboratifs), nous avons pu dégager et éclaircir le paradoxe d’un modèle organisationnel apparaissant dans la seconde moitié du XXe siècle mais ne se développant que des dizaines d’années après en réponse à une certaine configuration socio-économique. Nos résultats confirment aujourd’hui une véritable actualité du collaboratif, notamment dans sa dispersion dans de nombreux domaines professionnels et extraprofessionnels et la diffusion de certains éléments d’un discours lui étant propre dans les sphères professionnelles. Ce développement passe notamment par l’apparition de profils organisationnels et individuels hybrides, ayant intégré tout ou partie des valeurs et principes propres à ces logiques réticulaires.