Etude de l'implantation du deutérium dans les composés face au au plasma constituants du tokamak ITER
| Auteur / Autrice : | Etienne Hodille |
| Direction : | Jean-Marc Layet, Christian Grisolia |
| Type : | Thèse de doctorat |
| Discipline(s) : | Energie, Rayonnement, Plasma |
| Date : | Soutenance le 03/11/2016 |
| Etablissement(s) : | Aix-Marseille |
| Ecole(s) doctorale(s) : | École Doctorale Physique et sciences de la matière (Marseille) |
| Partenaire(s) de recherche : | Laboratoire : Institut de Recherche sur la Fusion par confinement Magnétique (CEA Cadarache, Saint-Paul-lez-Durance) |
| Jury : | Président / Présidente : Khaled Hassouni |
| Examinateurs / Examinatrices : Charlotte Becquart, Yves Ferro | |
| Rapporteurs / Rapporteuses : Kalle Heinola, François Willaime | |
| DOI : | 10.70675/6a754be7z1d93z4a1ezb308zd5c08f473029 |
Mots clés
Mots clés contrôlés
Résumé
Lors de l’opération d’ITER, des flux importants d’isotopes d’hydrogène (HI) constituant le fuel interagissent avec les composants face au plasma (CFP) de la machine. Dans le cas du Tungstène (W) composant le divertor qui est la zone la plus exposée aux interactions plasma paroi, le flux incident est implanté et diffuse ensuite dans le corps du matériau entrainant un piégeage du fuel. Pour des raisons de sureté, l’inventaire de Tritium retenu dans les parois d’ITER est limité. De plus, le dégazage du fuel depuis les parois vers le plasma, lors des opérations plasma peut avoir un impact sur le contrôle global du plasma. Le but de cette thèse est d’abord de déterminer les paramètres de piégeages du fuel dans le W (énergies/températures de dépiégeage, concentrations de pièges) grâce à la modélisation de résultats expérimentaux. Ces simulations de résultats expérimentaux montrent que l’implantation d’HIs dans le W peut induire, sous certaines conditions, la formation de lacunes contenant des impuretés. En plus de ce piège induit par l’implantation d’ions, 2 pièges intrinsèques sont présents dans le W. Ces 3 pièges retiennent les HIs jusqu’à 700 K. Enfin, il est montré que le W endommagé par des ions lourds ou des neutrons contient des dislocations, des boucles de dislocations et des cavités retenant les HIs jusqu’à 1000 K.Après avoir déterminé ces paramètres de piégeages des HIs dans le W, la rétention des HIs durant l’opération d’ITER est estimée. Lors de cette opération, la température des CFP W atteint environ 1000 K. Les simulations montrent donc que la rétention dans les CFPs non endommagé est bien plus faible que dans le cas d’un CFP endommagé.