Thèse soutenue

Approvisionner, nourrir, représenter. L’alimentation à la cour des ducs de Bourgogne, d’après les écrous de la dépense (1450-1477)

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Auteur / Autrice : Yann Morel
Direction : Bruno Laurioux
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Histoire
Date : Soutenance le 07/01/2015
Etablissement(s) : Versailles-St Quentin en Yvelines
Ecole(s) doctorale(s) : Ecole doctorale cultures, régulations, institutions et territoires. Versailles
Partenaire(s) de recherche : Laboratoire : États, sociétés, religion (Guyancourt, Yvelines ; 1994-2014)
Jury : Examinateurs / Examinatrices : Élisabeth Lalou, Bertrand Schnerb, Pierre Chastang, Olivier Mattéoni
Rapporteurs / Rapporteuses : Élisabeth Lalou, Bertrand Schnerb

Mots clés

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Mots clés contrôlés

Résumé

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Alors que la connaissance de l’alimentation à la cour des ducs de Bourgogne de la maison de Valois s’est surtout limitée à l’étude des grands banquets à entremets, ce travail, fondé sur l’exploitation de sources comptables, en particulier des écrous de la dépense, complétées par les ordonnances de l’hôtel et les récits des mémorialistes et chroniqueurs « bourguignons », a cherché à prendre en considération l’ensemble de la « chaîne alimentaire » au sein de l’hôtel de Philippe le Bon et Charles le Téméraire, tant lors des repas quotidiens qu’à l’occasion des festins qui y étaient organisés. Après un chapitre dévolu à l’analyse codicologique des écrous, trois parties ont été consacrées aux structures institutionnelles, humaines et matérielles permettant de nourrir les membres de la cour. Ensuite les mécanismes choisis afin de garantir l’approvisionnement alimentaire ont été passés en revue, ce qui a permis de mettre en évidence l’importance du recours au marché, et notamment à des « pourvoyeurs » avec lesquels l’hôtel ducal passait contrat. L’examen de la consommation alimentaire a permis de faire la part entre ce qui relevait des contraintes et ce qui était imputable au goût culinaire des médiévaux. Enfin les deux derniers chapitres ont consisté à explorer le rôle joué par l’alimentation dans la mise en scène de la hiérarchie sociale et du pouvoir princier. Au total, a été reposée la question du « modèle bourguignon », où il est apparu que tant dans les moyens mis en œuvre pour assurer la nourriture du prince et de son entourage, que dans les goûts à la mode ou dans les usages politiques des repas, la cour de Bourgogne était dans une large mesure une « cour française ».