Thèse soutenue

« My Narrative is just published » : publication, circulation et réception des récits d'esclaves africains-américains, 1825-1861

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Auteur / Autrice : Michaël Roy
Direction : Claire Parfait
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Langue, Civilisation et Littérature du monde anglophone
Date : Soutenance le 20/11/2015
Etablissement(s) : Sorbonne Paris Cité
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale Érasme (Villetaneuse, Seine-Saint-Denis)
Partenaire(s) de recherche : établissement de préparation : Université Sorbonne Paris Nord (Bobigny, Villetaneuse, Seine-Saint-Denis ; 1970-....)
Jury : Président / Présidente : Marie-Jeanne Rossignol
Examinateurs / Examinatrices : Rose-May Pham Dinh, François Specq
Rapporteurs / Rapporteuses : Nathalie Dessens, Michael Paul Winship

Résumé

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Cette thèse entreprend l’étude du corpus des récits d’esclaves africains-américains publiés entre 1825 et 1861 au prisme de l’histoire du livre et de l’édition. À partir de recherches sur archives, elle met au jour les modes de publication, de circulation et de réception de récits emblématiques – ceux de Frederick Douglass, William Wells Brown, ou encore Harriet Jacobs – et de récits moins connus. Partant, elle remet en cause certaines idées reçues sur ces récits de la période antebellum, dont la critique considère généralement qu’ils furent publiés grâce à l’aide des sociétés antiesclavagistes, qu’ils rencontrèrent un succès considérable auprès de la classe moyenne blanche du Nord et furent tirés à des milliers d’exemplaires, et qu’ils constituèrent rapidement un genre à part dans la production littéraire de l’époque. Il s’agit dans ce travail de montrer la diversité des dispositifs éditoriaux au sein desquels les récits d’esclaves virent le jour, en même temps que de s’interroger sur le rapport des Africains-Américains au livre et à l’imprimé et sur leurs pratiques en matière de publication, à un moment où l’industrie éditoriale est encore en cours d’émergence et où les acteurs du livre ne publient guère d’ouvrages ayant trait à l’abolitionnisme (au moins jusqu’à la parution d’Uncle Tom’s Cabin de Harriet Beecher Stowe en 1852). En réinscrivant les récits d’esclaves dans le réseau de pratiques et de discours qui ont permis leur essor, et en les considérant dans leur dimension matérielle, cette thèse entend montrer la nature hétérogène et fluide d’un objet littéraire souvent perçu par la critique comme formant un tout cohérent et strictement codifié.