La Comédie humaine : une poétique en fictions
| Auteur / Autrice : | Christelle Girard |
| Direction : | Paule Petitier, Philippe Dufour |
| Type : | Thèse de doctorat |
| Discipline(s) : | Histoire et sémiologie du texte et de l'image |
| Date : | Soutenance en 2015 |
| Etablissement(s) : | Sorbonne Paris Cité |
| Ecole(s) doctorale(s) : | École doctorale Histoire, langue, littérature et images : civilisations et sciences humaines et sociales (domaines francophones, anglophones et d'Asie orientale) (Paris ; 1992-....) |
| Partenaire(s) de recherche : | Autre partenaire : Université Paris Diderot - Paris 7 (1970-2019) - Centre d’études et de recherches interdisciplinaires en lettres, arts et cinéma (Paris ; 2009-....) |
| Jury : | Président / Présidente : Nathalie Preiss |
| Examinateurs / Examinatrices : Nathalie Preiss, Aude Déruelle, Andrea Del Lungo | |
| Rapporteurs / Rapporteuses : Aude Déruelle, Andrea Del Lungo |
Mots clés
Mots clés contrôlés
Mots clés libres
Résumé
La pensée d'une réflexion consubstantielle à l'œuvre artistique - qu'elle soit formulée par les premiers romantiques allemands ou, de manière différente, par les romantiques français - prend de l'ampleur à la fin du XVIIIe et au siècle suivant. Or, de manière a priori paradoxale, la métatextualité ne s'affaiblit pas lorsque s'impose l'esthétique réaliste au XIXe siècle. Le métadiscours ne brise certes pas l'immersion fictionnelle comme dans le roman parodique et ses avatars, mais il perdure sous des formes nouvelles incorporées à la fiction. Balzac incarne cette tendance. En ce sens, nous défendons l'idée que Balzac est un des premiers à transposer dans le contrat réaliste ce que firent avant lui ou en même temps que lui les romanciers parodiques et excentriques. Bien plus, il assigne à la catégorie du romanesque une fonction réflexive au sein d'un pacte spécifique avec le lecteur. Le prologue de la thèse remarque les insuffisances du discours préfaciel sur la question du romanesque. Mais une intentionnalité de la réflexivité balzacienne est palpable à travers l'étude exhaustive du lexique poétique, dans la première partie. Les années 1839 à 1844 apparaissent comme le point culminant dans la méditation sur le roman et comme un moment de passage du vocabulaire métacritique du discours préfaciel aux intrigues fictionnelles. L'analyse des fictionnalisations, objet de la deuxième partie, suppose alors un enrichissement du débat sur le romanesque. La troisième partie observe un déplacement crucial : Balzac ne narrativise plus tant l'emprise du romanesque sur le lecteur, que son pouvoir réflexif. Le romanesque émancipe ainsi le lecteur et l'intègre dans le pacte métatextuel.