Thèse soutenue

Longévité et causes de mortalité de l’élite sportive

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Auteur / Autrice : Juliana Antero-Jacquemin
Direction : Jean-François ToussaintAurélien Latouche
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Epidémiologie
Date : Soutenance le 16/11/2015
Etablissement(s) : Sorbonne Paris Cité
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale Pierre Louis de santé publique : épidémiologie et sciences de l'information biomédicale (Paris ; 2000-....)
Partenaire(s) de recherche : établissement de préparation : Université Paris Descartes (1970-2019)
Laboratoire : Institut de recherche biomédicale et d’épidémiologie du sport / IRMES
Jury : Président / Présidente : Jean Bouyer
Examinateurs / Examinatrices : Jean-François Toussaint, Aurélien Latouche, Jean Bouyer, Martine Duclos, Claudine Berr, Emmanuelle Cambois, Alejandro Lucia
Rapporteurs / Rapporteuses : Martine Duclos, Claudine Berr

Résumé

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Cette thèse a démontré que les athlètes élites vivent en moyenne 7 ans de plus que la population générale, notamment en raison d’une réduction de 35 à 45% de la mortalité par maladies cardiovasculaires et par cancers. Ces résultats s’appuient sur l’analyse de l’ensemble des sportifs français (n= 3.600) ayant participé aux Jeux Olympiques depuis 1912 et au Tour de France depuis 1947. Des nouvelles méthodes en analyse de survie ont été mises au point pour investiguer ces cohortes qui ont la particularité de survivre mieux que leurs référents. A ces démonstrations s’ajoute le ralentissement de la progression de la longévité maximale humaine. Ce constat résulte de la comparaison des tendances de durée de vie de tous les olympiens depuis 1896 (n= 19.012) et des doyens de l’humanité (n= 1.205). Ces travaux répondent au besoin de mieux comprendre la relation dose-réponse de l’activité physique, médicament du 21ème siècle, en raison de son impact majeur sur la longévité des populations, ainsi qu’à l’intérêt d’explorer les marges d’augmentation possibles de cette longévité.