Thèse soutenue

Les sujets non-canoniques en polonais et en russe

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Auteur / Autrice : Patrycja Matera
Direction : Georges RebuschiLéa Nash
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Sciences du langage
Date : Soutenance le 06/07/2015
Etablissement(s) : Sorbonne Paris Cité
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale Langage et langues (Paris)
Partenaire(s) de recherche : établissement de préparation : Université de la Sorbonne Nouvelle (Paris ; 1970-....)
Laboratoire : Laboratoire des langues et civilisations à tradition orale (Villejuif, Val-de-Marne)
Jury : Président / Présidente : Zlatka Guentchéva
Examinateurs / Examinatrices : Georges Rebuschi, Léa Nash, Zlatka Guentchéva, Hana Gruet-Skrabalova, Fabienne Martin, Ora Matushansky, Elena Soare

Résumé

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Dans cette thèse, nous nous intéressons aux trois types d’expressions dont la structure s’écarte du modèle de la proposition transitive canonique, à savoir les constructions : anticausatives, à causalité interne, et impersonnelles en polonais et en russe. Leur point commun est que l’écart par rapport à une phrase transitive porte sur la référence du sujet de la proposition. Dans tous les cas, le référent du sujet est non-agentif. Dans certains cas, le marquage morphologique reflète cette absence, tant sur le prédicat qui est marqué à la troisième personne du singulier neutre que par l’absence d’un sujet nominatif. Ailleurs, la morphologie ne laisse rien, ou presque rien apparaître, le prédicat s’accordant avec l’argument Thème ou le Patient. Ces expressions feront l’objet d’une étude comparative, dans laquelle seront étudiées : la nature de chaque participant non-canonique qui apparaît dans la proposition, les caractéris¬tiques de chaque prédicat présent, et enfin, les propriétés combinatoires entre les participants et les prédicats. Il sera montré que la nature et la structure et enfin la manière dont sont légi¬timés les sujets non-canoniques ne sont pas seulement liées aux propriétés du réfé¬rent de sujet, mais aussi dépendent de la nature du prédicat. Tout comme cela a été proposé pour les constructions anticausatives et à causalité interne (cf. Alexiadou & Anagnostopou¬lou (2003), Alexiadou, Anagnostopoulou & Schäfer (2006), Schäfer (2008)), nous avancerons que les constructions impersonnelles comportent un prédicat Cause qui est responsable de la légitimation thématique des caus(at)eurs nominatifs et obliques. Les différences entre ces structures sont dues à la présence ou à l’absence de la tête Voice. Vues sous cet angle, les constructions impersonnelles sont une sorte de causativisation. Le caus(at)eur indéfini (cf. Kibort (2004)) présent dans les constructions impersonnelles d’une part, et la possible présence des causeurs obliques d’autre part, sont des preuves qui étaient cette hypothèse.