Thèse soutenue

Les mythes bibliques dans l'oeuvre d'Albert Cohen

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Auteur / Autrice : Davina Sandiabye Ittoo
Direction : Alain Schaffner
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Littérature française
Date : Soutenance le 26/01/2015
Etablissement(s) : Sorbonne Paris Cité
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale Littérature française et comparée (Paris)
Partenaire(s) de recherche : établissement de préparation : Université de la Sorbonne Nouvelle (Paris ; 1970-....)
Laboratoire : Théorie et histoire des arts et des littératures de la modernité (Paris)
Jury : Président / Présidente : Jeanyves Guérin
Examinateurs / Examinatrices : Alain Schaffner, Jeanyves Guérin, Carole Auroy, Catherine Milkovitch-Rioux

Résumé

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La thèse rend compte d’une tentative de penser le rapport entre les mythes bibliques et l’œuvre d’Albert Cohen. Pour cela, la première partie de la thèse s’emploie à mettre en lumière la façon dont les mythes de la Genèse deviennent des palimpsestes sur lesquels se greffe l’existence simultanée d’interprétations superposées et souvent contradictoires. Langage codé par excellence, le mythe dévoile le mystère des commencements en même temps qu’il peut renforcer sa profonde opacité. L’hypothèse est que sous le couvert d’une dialectique entre la création et la chute, les mythes dissimulent une complexité générique : il s’agit de l’articulation problématique de l’origine et de sa résistance à toute tentative d’élucidation. Tout s’articule autour du savoir que les mythes véhiculent sur les genres biologiques (animal / humain), les genres grammaticaux (masculin / féminin) et les genres du discours religieux (religieux ou philosophique/ littéraire). Dans une deuxième partie, la thèse examine les enjeux religieux et philosophiques des mythes et des figures messianiques, en tant que modèles de joie, d’espérance et de rédemption. Le messianisme, en tant que phénomène d’espérance réactualise la quête de la plénitude, qui vient cependant se heurter à l’insatisfaction ontologique de l’homme. Dans une troisième partie, une analyse de l’œuvre sous les feux croisés des mythes de la révolte (Babel, Satan, Job) vient éclairer la dimension ambivalente d’un Dieu qui se dérobe à toute tentative de compréhension. Cette étude est sous-tendue par deux axes de lecture qui mettent en évidence la glorification d’une révolte humaine et la nécessité d’arriver à une compréhension de l’humain, qui serait affranchie de toute scorie mythique.