" Habiter dans des jardins " : pratiques sociales et politiques des horti résidentiels de la Ville de Rome - Ier siècle avant J.-C. - Ier siècle après J.-C.

par Ilse Hilbold

Thèse de doctorat en Sciences de l'Antiquité

Sous la direction de Eckhard Wirbelauer et de Thomas Späth.

Le président du jury était Michel Humm.

Le jury était composé de Michel Humm, Stefan Rebenich.

Les rapporteurs étaient Bernadette Cabouret, Jean-Pierre Guilhembet.


  • Résumé

    Au cours des dernières décennies, la recherche sur l’aristocratie romaine s’est largement diversifiée en s’ouvrant, au-delà des aspects politiques et prosopographiques bien défrichés, à de nouvelles problématiques telles que les formes de communication des élites, la sémiologie du pouvoir ou encore les rapports entre les pratiques politiques et l’espace. La thèse s’insère dans ces nouvelles approches et y apporte une importante innovation : si l’espace de la vie aristocratique a longtemps été conçu de façon dichotomique entre urbs et rus, entre domus et uilla, le travail proposé démontre la pertinence d’un troisième espace trop longtemps négligé par la recherche, les horti résidentiels de Rome. L’étude des jardins en tant que résidences aristocratiques, situées dans des espaces verdoyants en dehors et en même temps très proches de la ville, permet de remplacer la dichotomie domus-uilla par le triptyque domus-horti-uilla, de découvrir un cadre peu connu de l’action politique, ainsi que les conditions et potentialités des interactions spécifiques à ce troisième lieu de résidence. L’étude des horti s’appuie essentiellement sur une analyse systématique de l’ensemble des sources littéraires ; elle prend en compte les données archéologiques lorsqu'elles sont conservées et disponibles. L'étude de l'historiographie des jardins est le préalable de la conceptualisation de l'objet de recherche.

  • Titre traduit

    "To Live in Gardens" : social and political practices of the residential horti of Rome - 1st c. B.C. - 1st c. A.D.


  • Résumé

    In the last few decades, research on Roman aristocracy has been largely diversified by extending its scope, over and beyond well-known political and prosopographical aspects, to new issues such as the forms of communication of the elite, the semiology of power, or the relation between political practices and space. This PhD follows these paths and introduces an important innovation: if the space of the aristocratic life has long been considered as a dichotomy between urbs and rus, between domus and uilla, the present work demonstrates the relevance of a third place long neglected by researchers,the residential horti of Rome. The study of gardens as aristocratic residences, located in green spaces outside of the city and at the same time very close to it, allows for the replacement of traditional domus-uilla dichotomy by the domus-horti-uilla triptych and leads to the discovery a little known place of political action along with the conditions and potential for interaction proper to this third place of residence. The study of horti is based primarily on a systematic analysis of numerous literarysources; it takes into account archaeological data wherever available. The study of garden historiography is a preliminary to the conceptualization of this study.

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