Thèse soutenue

En Attendant le Big One : l'instauration du risque de tremblement de terre dans la baie de San Francisco

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Auteur / Autrice : Charlotte Cabasse-Mazel
Direction : Valérie November
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Géographie
Date : Soutenance le 06/01/2015
Etablissement(s) : Paris Est
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale Ville, Transports et Territoires (Champs-sur-Marne, Seine-et-Marne ; 2015-....)
Partenaire(s) de recherche : Laboratoire : Laboratoire Techniques, Territoires et Sociétés (Noisy-le-Grand, Seine-Saint-Denis) - Laboratoire Techniques- Territoires et Sociétés / LATTS
Jury : Président / Présidente : Olivier Coutard
Examinateurs / Examinatrices : Valérie November, Rémy Bossu
Rapporteurs / Rapporteuses : Sophie Houdart, Luca Pattaroni

Mots clés

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Résumé

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La possibilité des catastrophes nous oblige à repenser les définitions progressives, non-linéaires ("l'instauration," dans le vocabulaire d'Etienne Souriau) des concepts de risque, d'espace et d'expertise. Suivant une approche symétrique, ce travail explore plusieurs dimensions de l'espace «à risque» dans la Baie de San Francisco, ancrées dans l'expérience partagée d'une communauté épistémique plongée dans l ‘attente d'un séisme majeur - le "Big One". Avec les outils de la géographie et des études des sciences et technologies, nous nous pencherons sur le système complexe de relations qui co-construit le risque de tremblements de terre et regarderons la façon dont son instauration progressive entraine des transformations dans l'aménagement et la pratique de l'espace, la définition du risque, et, finalement, dans la figure de l'expert. A partir d'une recherche empirique approfondie menée dans la baie de San Francisco, l'analyse de la communauté des «Earthquake Junkies» - comme ces experts se présentent eux-mêmes - nous verrons que les différentes existences du tremblement de terre questionnent la séparation rigide entre science et expérience, rationalité et émotion, expertise et savoir profane. En proposant une perspective pragmatique, cette recherche propose également un cadre pour réfléchir à la définition du sujet «à risque »