Recherches sur les connaissances ethnographiques de l'Asie, XIIe-XVe siècle, d'après les auteurs, les voyageurs et les géographes européens
| Auteur / Autrice : | Angela Ossoro |
| Direction : | Jacques Paviot |
| Type : | Thèse de doctorat |
| Discipline(s) : | Histoire |
| Date : | Soutenance le 11/02/2015 |
| Etablissement(s) : | Paris Est en cotutelle avec Université Félix Houphouët-Boigny (Abidjan, Côte d'Ivoire) |
| Ecole(s) doctorale(s) : | École doctorale Cultures et Sociétés (Créteil ; 2010-....) |
| Partenaire(s) de recherche : | Laboratoire : Centre de recherche en histoire européenne comparée (Créteil) |
| Jury : | Président / Présidente : Jacques Verger |
| Examinateurs / Examinatrices : Jacques Paviot, Jean-Charles Ducène, Jean-Michel Mouton, Simon-Pierre Ekanza | |
| Rapporteurs / Rapporteuses : Jean-Charles Ducène, Jean-Michel Mouton | |
| DOI : | 10.70675/4d3d1a6fze565z4ca9z8902ze371ae736e0b |
Mots clés
Mots clés contrôlés
Résumé
Les contacts directs, à partir du XIIIe siècle, entre l'Europe et l'Asie méconnue par les Croisades, ont modifié les représentations que les Occidentaux se faisaient des sociétés asiatiques. Dans les approches sur les connaissances ethnographiques, il s'est opéré une rupture de la perception, entre l'Asie de l'avant, et celle d'après le XIIIe siècle. De fait, du XIIe au XVe siècle, les informations légendaires des textes anciens et les conceptions de la géographique chrétienne ont fait place à des informations de plus en plus concrètes. Cependant, l'altérité s'est appréhendée à travers un double regard. En conséquence, la transmission des savoirs s'est faite à travers des mots et des sentiments, selon les idées que les Européens se faisaient d'eux-mêmes et de leur appartenance propre. Notre étude a pour objectif de présenter les conditions de l'évolution des savoirs sur l'Asie profonde. La méthode a consisté à donner un cadre de réflexions historiques à partir de l'analyse sémantique et lexicographique des sources latines. Les immersions en Asie lointaine ont permis de mettre en lumière des institutions, des structures sociales, des productions matérielles, des formes de croyances dynamiques dont se sont dotées les sociétés. En définitive, les idées légendaires et l'imaginaire sur l'Asie ont été plus ou moins favorisés par un silence de l'historiographie occidentale. Mais quand des sources apparaissent, celles-ci sont confrontées au phénomène de la distorsion propre à la transmission orale ou à l'interprétation erronée de la retranscription.