Le branding de la ''Terre promise'' et Israͭl comme société Juive-Israélienne moderne : le développement historique des identités successives du « Juif ancien » du XVIIIe siècle au « Nouveau Juif » du XIXe, puis à l’« Hébreu », au « Sabra » et à l’« Israélien », dans la société juiv emoderne du XXe
| Auteur / Autrice : | Doron Nachmias |
| Direction : | Gidéon Kouts |
| Type : | Thèse de doctorat |
| Discipline(s) : | Langues et litteratures etrangeres |
| Date : | Soutenance le 19/10/2015 |
| Etablissement(s) : | Paris 8 |
| Ecole(s) doctorale(s) : | École doctorale Pratiques et théories du sens (Saint-Denis, Seine-Saint-Denis ; 1992-....) |
| Partenaire(s) de recherche : | Equipe de recherche : Etudes juives et hébraïques |
| Jury : | Président / Présidente : Ouzi Elyada |
| Examinateurs / Examinatrices : Gidéon Kouts | |
| Rapporteurs / Rapporteuses : Françoise Saquer-Sabin | |
| DOI : | 10.70675/d32999b2zefccz427bz8364z2f365efe09f3 |
Mots clés
Mots clés contrôlés
Mots clés libres
Résumé
Le branding de l’identité israélienne constitue le thème principal de cette thèse. Ce dernier se fonde sur l’autocritique constante que pratiquent les Israéliens, et le sentiment continu de flou et de perte de repères que suscite leur identité. Le débat sur le branding de l’identité représente l’une des caractéristiques de l’« esprit israélien ». Quel est le rapport entre l’identité juive et l’identité israélienne ? Les Israéliens devraient-ils choisir entre les deux ? L’existence juive dépend-elle de l’espace géographique de la Terre d’Israël ou la diaspora a-t-elle une place dans l’identité ? Le nouvel Hébreu-juif incarne-t-il un fondement nécessaire à l’élaboration de cette identité ? L’identité israélienne pourrait-elle se détacher de son lien avec le passé ? Comment les Israéliens se confrontent-ils aux deux cultures qui dominent leur existence, la culture libérale occidentale et la culture juive traditionnelle ?Cette thèse se propose d’explorer la nature de l’identité ‒ complexe ‒ des Israéliens et d’examiner une gamme étendue de sujets et d’événements qui ont préoccupé et préoccupent la société israélienne du passé à nos jours.L’objectif en est de contribuer au débat sur les « réflexions juives et israéliennes ». En effet la vie des Israéliens se caractérise par autant de moments d’exaltation que de doute face à leur flou identitaire et existentiel. Leurs interrogations portent tout autant sur leur existence physique et spirituelle que sur les difficultés d’élaboration d’une identité personnelle et publique, à l’orée d’une guerre culturelle entre tenants de croyances diverses et groupes communautaires antagonistes dans un État dont le caractère démocratique et juif constitue le point nodal du débat public, et où la domination politique oscille entre hégémonies sociales en déclin d’une part et marges sociales en pleine ascension de l’autre. Il parait donc essentiel d’examiner la façon dont les Israéliens envisagent leur identité, et d’explorer les paramètres du débat censé élucider les ambigüités de l’identité israélienne contemporaine. En outre, cette thèse se propose d’exposer les stratégies idéologiques déployées par les dirigeants juifs (hommes d’État, chefs militaires, intellectuels et prescripteurs d’opinion) du XVIIIe siècle à nos jours qui furent utilisées pour imprimer aux immigrants d’Israël la marque identitaire « Nouveau Juif » à travers les codes nationaux, le patriotisme et la culture, en recourant à l’héritage collectif pour créer des mythes, un éthos, des narratifs et des symboles nationaux.