La notion de traumatisme dans l'enseignement de Lacan : logique du concept dans ses différentes versions
| Auteur / Autrice : | Pablo Reyes Pérez |
| Direction : | Christiane Alberti, Gérard Miller |
| Type : | Thèse de doctorat |
| Discipline(s) : | Psychanalyse |
| Date : | Soutenance le 07/07/2015 |
| Etablissement(s) : | Paris 8 |
| Ecole(s) doctorale(s) : | École doctorale Pratiques et théories du sens (Saint-Denis, Seine-Saint-Denis ; 1992-....) |
| Partenaire(s) de recherche : | Equipe de recherche : La section clinique |
| Jury : | Président / Présidente : François Sauvagnat |
| Examinateurs / Examinatrices : Christiane Alberti, Gérard Miller | |
| Rapporteurs / Rapporteuses : Didier Cremniter | |
| DOI : | 10.70675/ad0d0eb8z4e11z4a91za5f6zb2ed2fdaf0b8 |
Mots clés
Mots clés contrôlés
Mots clés libres
Résumé
Cette thèse est consacrée à l’élucidation des notions de traumatisme présentes dans l’enseignement de Lacan. La question qui a animé notre recherche était : quelles sont les versions du traumatisme élaborées par Lacan au cours de son enseignement ? Afin de répondre à cette question, nous avons divisé notre travail de thèse en cinq chapitres, chacun étant consacré à la façon dont Lacan aborde la notion de traumatisme. À partir d’une lecture critique, nous avons présenté le déplacement de la notion du traumatisme, qui est initialement liée au désir vers son articulation dans le domaine de la jouissance. Ce changement est intimement lié au renouvellement de la notion de l’inconscient chez Lacan.Dans notre recherche, les différentes versions du traumatisme que nous avons pu repérer nous ont amené aux conclusions suivantes. D’abord, le traumatisme est avant tout une réponse de l’inconscient face au réel qui est en jeu pour le parlêtre. De cette manière, il s’agit, avant tout, d’une réponse singulière, invention qui permet au sujet de donner une consistance à son rapport au corps. De même, l’expérience traumatique n’est pas non plus homogène pour le parlêtre, ce qui apparaît bien dans les différentes façons dont le corps est impliqué dans la subjectivité. Cette expérience peut se décliner différemment si ce qui fait traumatisme implique le corps dans l’imaginaire,le symbolique ou le réel. Ainsi, cette thèse nous mène à la conclusion qu’il n’y a pas d’universalisme à déduire de l’expérience traumatique, mais qu’il s’agit toujours d’une réponse singulière, se jouant dans le rapport du sujet à son corps.