Thèse soutenue

Hàm Nghi (1871-1944) : empereur en exil, artiste à Alger

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Auteur / Autrice : Amandine Dabat
Direction : Édith Parlier-Renault
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Histoire de l'art
Date : Soutenance le 03/12/2015
Etablissement(s) : Paris 4
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale Histoire de l’art et archéologie (Paris ; 1992-....)
Partenaire(s) de recherche : Equipe de recherche : Centre de Recherches sur l’Extrême Orient de Paris-Sorbonne (Paris)
Jury : Président / Présidente : Antoine Gournay
Examinateurs / Examinatrices : Philippe Papin, Nora A. Taylor, Minh Huong Vu Thi

Résumé

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Hàm Nghi (1871-1944), empereur patriote selon l’historiographie vietnamienne, victime ou acteur de la résistance anticoloniale selon les historiens français, fut exilé à Alger dans l’espoir de mettre fin au mouvement Cần Vương. Déporté à l’âge de dix-huit ans, pion sur l’échiquier politique de l’Indochine, il était considéré par une partie des autorités françaises comme un homme politique influent. Il fut surveillé toute sa vie et ne fut jamais autorisé à entrer en contact avec l’Indochine. Cependant, celui qui était désormais appelé « prince d’Annam », noua des amitiés avec des élèves vietnamiens au lycée d’Alger, des officiers et des missionnaires français, qui circulaient entre l’Indochine, l’Algérie et la métropole. Ces intermédiaires lui permirent de conserver un lien avec l’Indochine. Hàm Nghi consacra sa vie à l’art. Il devint peintre et sculpteur. Il fut l’élève du peintre orientaliste Marius Reynaud, du sculpteur Auguste Rodin, et fréquenta de nombreux artistes de son époque. Les archives nationales, vietnamiennes et françaises, nous apprennent les aspects administratifs de son exil : seul le point de vue du gouvernement français est alors connu. Les archives privées du fonds Hàm Nghi, récemment découvertes, apportent le regard intime de l’empereur exilé sur sa vie, par l’intermédiaire de sa correspondance. Ces documents permettent d’écrire une biographie et d’établir un catalogue raisonné de son œuvre.