La religion dans le roman grec ancien

par Davilla Lebdiri

Thèse de doctorat en Histoire

Sous la direction de Pauline Schmitt-Pantel.

Soutenue le 07-11-2015

à Paris 1 , dans le cadre de École doctorale d'Histoire de l'Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne (Paris) , en partenariat avec Anthropologie et histoire des mondes antiques (Paris) (équipe de recherche) .

Le président du jury était Pierre Ellinger.

Le jury était composé de Pauline Schmitt-Pantel, Sophie Lalanne, Ewen Bowie.

Les rapporteurs étaient François de Polignac.


  • Résumé

    Le roman grec est une source susceptible de nous apporter un éclairage intéressant sur le tournant des premiers siècles de notre ère qui portent la marque de la seconde Sophistique. Né entre le milieu du Ier siècle et le début du IIe siècle au cœur des provinces orientales hellénophones de l’Empire romain, le roman grec s’est développé aux IIe et IIIe siècles. Pendant longtemps, Callirhoé de Chariton, les Éphésiaques de Xénophon d’Éphèse, les Pastorales de Longus, Leucippé et Clitophon d’Achille Tatius et les Éthiopiques d’Héliodore ont été considérés comme des œuvres purement romanesques et fictives qui n’étaient guère susceptibles d’intéresser les historiens. Pourtant, derrière les innombrables topoi littéraires, nous pouvons déceler un arrière-plan social et religieux qui correspond au contexte de rédaction de chacun des romanciers. Le roman grec nous intéresse en tant que discours sur les realia religieux. Dans chacune de ces œuvres, les Dieux accompagnent les héros dans leurs péripéties ; invocations, offrandes, prières et fêtes religieuses sont la marque de piété assidue et quotidienne. Bien que les auteurs de romans mettent en scène le caractère traditionnel de la religion grecque, ils mettent également en lumière ses évolutions et ses particularités locales. Cette enquête vise à poser un regard sur les pratiques cultuelles des Grecs afin de mieux appréhender les dynamiques structurelles typiques de la société grecque de l’époque impériale.

  • Titre traduit

    Religion in ancient Greek novel


  • Résumé

    Greek literature is a possible source of information that may enlighten our understanding of the first centuries of the Sophiste era. Born between 100 A.D. and the beginning of the second century in the heart of Hellenic western Greek provinces of the Roman Empire, Greek literature was further developed in the second and third centuries. For a long time, Callirhoé by Chariton, the Ephésiaques by Xenophonof Ephesus, the Pastorales by Longus, Leucippé and Clitophon by Achille Tatius and Ethiopiques by Heliodore were considered as works of art purely Roman and fictional that were far from interesting historians. However, after so much liretary topoi, we can note a social and religious background that corresponds with historical context the writers lived in. Greek literature is interesting as a discource on religious realia. In all these literary works, gods accompany heroes in their adventures : callings, offering, prayers and religious celebrations that mark a daily devotion and piety. Although Greek authors put forward traditional aspects of the Greek religion, they also shed light on Greek society’s evolution and local specialities. This study aims to give a perspective on early Greek cultural practices in order to better understand the era’s typical structural dynamics.

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