Thèse soutenue

Obtention et Caractérisation de nouveaux génotypes de pois chiche, par radio-mutagenèse, résistants à Orobanche foetida

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Auteur / Autrice : Inès Brahmi
Direction : Omrane BelhadjPhilippe SimierYassin Mabrouk
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Sciences du végétal – Physiologie cellulaire et moléculaire du végétal
Date : Soutenance en 2015
Etablissement(s) : Nantes en cotutelle avec Tunis
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale Sciences et technologies de l'information et mathématiques (Nantes)
Partenaire(s) de recherche : Laboratoire : Laboratoire de Biologie et Pathologie Végétales (Nantes)
autre partenaire : Université Nantes-Angers-Le Mans - COMUE (2009-2015) - Université de Nantes. Faculté des sciences et des techniques
Jury : Président / Présidente : Benoît Saint-Pierre
Examinateurs / Examinatrices : Omrane Belhadj, Philippe Simier, Yassin Mabrouk, Benoît Saint-Pierre, Haythem Mhadhbi, Christian Magné
Rapporteurs / Rapporteuses : Haythem Mhadhbi, Christian Magné

Mots clés

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Mots clés libres

Résumé

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Les orobanches sont des adventices parasites largement répandues dans les agrosystèmes du bassin méditerranéen. En Tunisie, Orobanche foetida s’attaque aux Légumineuses cultivées et en cause d’importantes pertes. Les méthodes de lutte actuellement proposées demeurent insuffisantes. Parmi ces dernières, la sélection des variétés résistantes reste la méthode de contrôle la plus économique. Dans ce contexte, l’induction de mutations génétiques en utilisant les rayons gamma a été testé pour augmenter la variabilité génétique de pois chiche avec l’objectif ici à moyen terme de proposer de nouvelles lignées résistantes. L’effet de l’irradiation sur la germination et la croissance des plantes de pois chiche (cv. Amdoun) a été étudié. La dose 150 Gy a été définie comme la dose mutagène capable d’induire des mutations génétiques chez le pois chiche (cv. Amdoun). Une première sélection phénotypique dans une parcelle naturellement infestée par O. Foetida a permis de sélectionner 30 génotypes mutants (M2), en raison de leur faible sensibilité, qui se traduisait par un nombre réduit d’orobanches émergées. Ces génotypes ont été ensuite étudiés au laboratoire pour apprécier d’une part leur capacité à induire la germination des graines d’orobanche et d’autre part leur degré de résistance en conditions d’infestation artificielle. Aucun des mutants n’a perdu totalement sa capacité à induire la germination de l’orobanche mais cinq d’entre eux ont une capacité significativement réduite par rapport au témoin Amdoun. La résistance repose également sur l’induction d’une nécrose précoce du parasite, empêchant la formation du suçoir, et sur une perturbation du développement souterrain de la hampe florale qui limite l’émergence du parasite. L’ensemble de ces caractères induits par radiomutagenèse est stable puisque conservés dans la génération M3. L’efficacité de la radiomutagenèse pour induire une résistance forte repose sur la modulation, dans les racines sous infestation, du profil d’accumulation des composés phénoliques solubles et de l’expression d’acteurs majeurs de la résistance à l’orobanche tels que les peroxydases et la polyphénoloxydase.