Colson Whitehead : vers une esthétique postraciale?
| Auteur / Autrice : | Souleymane Ba |
| Direction : | Claudine Raynaud |
| Type : | Thèse de doctorat |
| Discipline(s) : | Études du monde anglophone |
| Date : | Soutenance le 30/11/2015 |
| Etablissement(s) : | Montpellier 3 |
| Ecole(s) doctorale(s) : | École doctorale Langues, Littératures, Cultures, Civilisations (Montpellier ; 1991-....) |
| Partenaire(s) de recherche : | Laboratoire : Etudes montpelliéraines du monde anglophone (Montpellier) - Etudes montpelliéraines du monde anglophone / EMMA |
| Jury : | Président / Présidente : Kathie Birat |
| Examinateurs / Examinatrices : Claudine Raynaud, Monica Michlin, Frédéric Sylvanise | |
| Rapporteurs / Rapporteuses : Corinne Duboin |
Mots clés
Résumé
Cette thèse est une monographie de l'œuvre romanesque de Colson Whitehead (1969– ) replacée dans la perspective de la tradition littéraire noire américaine. Elle pose une question d'ordre esthétique et politique : Whitehead est-il un écrivain postracial ? Dans The Intuitionist (1999), la rivalité entre les personnages noirs et le jeu de masques mettent à mal une politique identitaire qui repose sur la race. La déconstruction du discours mythique qui célèbre le sacrifice d'un travailleur acharné désacralise le héros noir de John Henry Days (2001). Apex Hides the Hurt (2006) offre une réflexion sur le langage, son rapport au pouvoir et à l'appartenance raciale. La deuxième partie explore le paradoxe de l'identité « postblack » face aux stéréotypes raciaux dans Sag Harbor (2009). Enfin, la dernière partie signale un effort de redéfinition de l'humain dans Zone One (2011) où l'invasion des zombies permet de transcender la construction binaire Noir/Blanc dans un monde post-apocalyptique. L'analyse s'appuie sur la critique postmoderne car la notion de « race » et le racisme y sont abordés à travers l'ironie d'un texte qui met en scène et joue avec l'idée d'une société américaine postraciale.