Thèse soutenue

Rupture et continuité dans la politique étrangère de la République Islamique d'Iran

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Auteur / Autrice : Hervé Ghannad
Direction : Mohamed-Chérif Ferjani
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Sciences politiques
Date : Soutenance le 27/05/2015
Etablissement(s) : Lyon 2
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale Sciences sociales (Lyon)
Partenaire(s) de recherche : Equipe de recherche : Groupe de recherches et d'études sur la Méditerranée et le Moyen-Orient (Lyon)
UER : Université Lyon II. U.E.R. de psychologie et des sciences sociales
Jury : Président / Présidente : Paul Bacot
Examinateurs / Examinatrices : David Garibay, René Otayek

Résumé

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Depuis la révolution iranienne de 1979, la diplomatie du régime en place semble marquer une rupture avec un anti-occidentalisme affiché –l’affrontement sous forme de guerre asymétrique avec les USA-, un antisionisme déclaré-les déclarations du Président Ahmadinejad- et le réveil de la vieille rivalité arabo-musulmane –Guerre Iran/Irak et perturbations par des fidèles iraniens du pèlerinage de la Mecque. Des moyens conventionnels et non conventionnel sont employés, du terrorisme avec de nombreux attentats, au pan chiisme avec l’utilisation à des fins politiques de communautés chiites dans les pays du Golfe, en passant par le chantage de la fermeture du détroit d’Ormuz où transitent près de 40 % du pétrole de la planète. Pourtant, cette attitude, si ambiguë et si violente par certains égards, semble n’est que le reflet de la continuité diplomatique, au regard de l’histoire de cette antique civilisation. La peur de l’éclatement interne, comme d’ailleurs celle des pays limitrophes, ont poussé ce pays depuis des millénaires à adopter une diplomatie de l’équilibre, dans une sorte de diplomatie des 4 points cardinaux. De plus, la Perse puis l’Iran a toujours possédé un désir hégémonique régional au niveau du Golfe persique, désir qui s’est traduit par de nombreuses guerres avec ses voisins, notamment avec l’ex Mésopotamie- L’Irak. Cela s’est traduit par la recherche d’une armée puissante, le nucléaire n’étant qu’un moyen pour affirmer sa grandeur ou diplomatie de la synthèse. Les négociations actuelles placent la République islamique d’Iran au centre du grand jeu asiatique où s’affrontent deux supers puissance en devenir, l’Inde et la Chine. Offrir la possibilité à l’Iran d’être reconnu comme un acteur civil du nucléaire la positionne comme une référence vis-à-vis des pays arabes : l’Iran devient , de facto , hégémonique Les ruptures ne sont en fait que des continuités liées aux valeurs perses, fondées sur l’indépendance, le désir de briller et de dominer. L’histoire, la religion, et l’Iranité sont la source de ces valeurs identitaires, terreau et fondement de la diplomatie de la République islamique d’Iran