Thèse soutenue

L'acte de graver

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Auteur / Autrice : Claire Fanjul
Direction : Anne Boissière
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Arts plastiques
Date : Soutenance le 30/11/2015
Etablissement(s) : Lille 3
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale Sciences de l'homme et de la société (Villeneuve d'Ascq, Nord)
Partenaire(s) de recherche : Laboratoire : Centre d'étude des arts contemporains (Villeneuve-d'Ascq, Nord)
Jury : Président / Présidente : Véronique Goudinoux
Examinateurs / Examinatrices : Anne Boissière, Véronique Goudinoux, Marianne Massin, Emmanuel Pernoud, Nathalie Grall
Rapporteurs / Rapporteuses : Marianne Massin, Emmanuel Pernoud

Mots clés

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Mots clés contrôlés

Mots clés libres

Résumé

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La gravure est souvent associée à la fonction de reproduire, multiplier et accompagner des arts considérés comme majeurs tels que la peinture, la sculpture ou l'architecture. en se questionnant sur son statut, nous pouvons percevoir la gravure autrement qu'un art mineur ou appliqué, ne la réduisant plus à une forme aussi désincarnée qu'un système de reproduction semi-mécanisé. tentons plutôt d'appréhender cette technique comme un art autonome dont les qualités intrinsèques en font un véritable langage et une forme de traduction conduisant vers des réflexions nouvelles. nombre d'artistes ont gravé, non pas un dérivé d'œuvres déjà existantes, mais des productions originales — le médium répondant à leurs exigences et sa reproductibilité technique faisant écho à la multiplicité de leurs idées. nous penserons la gravure en tant qu'acte, abordant la question du geste du graveur, qui embrasse la naissance de l'idée, le processus de création jusqu'à la production de l'œuvre. l'originalité de cette thèse réside dans son approche du point de vue de l'artiste — de celui qui agit. en effet, ma pratique assidue de la gravure, menée parallèlement à celle du dessin, me permettra d'appréhender et de ressentir le geste du graveur — en tant qu'incision — considérant l'outil comme un prolongement du corps et de la main. pourquoi choisir une matière qui résiste au temps et nous résiste et comment considérer l'action de la main œuvrant au contact d'un support inerte ? la résistance de la matière métallique peut s'apparenter à l'hostilité du monde dans lequel l'artiste évolue. alors que le graveur s'implique physiquement, l'art devient une expérience corporelle et sensorielle.le choix de ce sujet permet de réhabiliter des formes d'art qui ont été exclues du système des beaux-arts. actuellement, ce médium répond à des préoccupations contemporaines, élargies au-delà du champ des arts plastiques.