La communication des entreprises sur les actifs immatériels : utilité pour les marchés financiers et impact sur la liquidité lors d'émissions de nouvelles actions
| Auteur / Autrice : | Manel Labidi |
| Direction : | Jean-François Gajewski, Mohamed Ali Omri |
| Type : | Thèse de doctorat |
| Discipline(s) : | Sciences de gestion |
| Date : | Soutenance le 15/07/2015 |
| Etablissement(s) : | Université Grenoble Alpes (ComUE) en cotutelle avec Université de Tunis El Manar |
| Ecole(s) doctorale(s) : | École doctorale sciences et ingénierie des systèmes, de l'environnement et des organisations (Chambéry ; 2007-2021) |
| Partenaire(s) de recherche : | Laboratoire : Institut de recherche en gestion et en économie (Annecy ; 1996-....) |
| Jury : | Président / Présidente : Frédéric Planchet |
| Examinateurs / Examinatrices : Mohamed Tahar Rajhi | |
| Rapporteurs / Rapporteuses : Amel Belanes, François Aubert |
Mots clés
Résumé
Cette thèse est consacrée à l'étude de l'utilité de la communication d'information afférente aux actifs immatériels lors des augmentations de capital en numéraire des sociétés françaises cotées, et son impact sur la liquidité. L'importance grandissante des éléments immatériels dans la compétitivité et la croissance des entreprises et leur non-reconnaissance comptable pose souvent la question de la nécessite de compléter les états financiers par une offre volontaire d'information sur ces actifs. La littérature comptable et financière montre l'évolution des besoins informationnels des utilisateurs externes des rapports annuels et constate l'intérêt qu'ils portent aux informations liées aux actifs immatériels. Une communication insuffisante sur ces actifs accentue donc le problème d'asymétrie d'information sur les marchés financiers. Elle offre un terrain favorable au transfert de richesse des investisseurs non informés vers les investisseurs informés, car ces derniers en exploitant l'information privée réalisent une rentabilité supérieure, au détriment des autres investisseurs. Cette situation conduit à une diminution de la liquidité des titres, et par conséquent, accroît le coût de capital des entreprises. Cela devient plus important lors des émissions de nouvelles actions où le décalage informationnel entre les investisseurs, ainsi qu'avec l'équipe dirigeante s'agrandit. L'étude menée sur un échantillon d'entreprises françaises cotées émettrices de nouvelles actions sur la période 2000-2009 montre un niveau faible d'offre volontaire d'information sur les actifs immatériels. De surcroît, l'analyse de l'impact de leur communication sur les éléments immatériels met en évidence que l'offre volontaire diminue la fourchette de prix, et augmente la profondeur du marché à l'annonce d'une augmentation de capital en numéraire.