Thèse soutenue

Étude de la pêche artisanale côtière aux filets de fond aux Antilles françaises afin de réduire les captures accidentelles de tortues marines et obtenir une activité plus durable

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Auteur / Autrice : Laurent Louis-Jean
Direction : Serge Planes
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Écologie marine
Date : Soutenance le 11/06/2015
Etablissement(s) : Paris, EPHE
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale de l'École pratique des hautes études (Paris)
Partenaire(s) de recherche : Laboratoire : Centre de recherches insulaires et observatoire de l’environnement (Moorea, Polynésie française ; Perpignan)
Jury : Président / Présidente : Christopher Carcaillet
Examinateurs / Examinatrices : Serge Planes, Christopher Carcaillet, Lionel De Reynal, Françoise Claro, René Galzin, Philippe Lenfant
Rapporteurs / Rapporteuses : Lionel De Reynal, Éric Clua
DOI : 10.70675/c66e1e58zcef7z41b8z82fcz681538f1b201

Résumé

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Le plan de restauration des tortues marines aux Antilles françaises a été validé par le Conseil National pour la Conservation de la Nature en 2006. Les captures accidentelles dans les filets de fond, i.e. les trémail, folle et filet droit, sur le plateau continental constituent la principale menace. Des filets faisant varier la hauteur, le maillage et l’inclinaison ont été comparés à des filets professionnels au cours de 226 pêches expérimentales. Le trémail est peu sélectif. Des filets à profil bas permettent d’obtenir des rendements comparables et réduiraient les captures de tortues. Les captures accidentelles sont plus abondantes dans les trémails et les folles. Les pêches à longs temps de calée provoquent plus de 90% de taux de mortalité de tortues et augmentent les quantités de rejets. Près de deux milliers de tortues seraient capturées chaque année aux Antilles françaises, avec une mortalité avoisinant les 60%. Les tortues adultes pêchées l’ont été en période de nidification et les tortues dites résidentes sont dans la grande majorité des juvéniles ou sub-adultes, cause de la surexploitation locale passée et signe de populations non stables. La menace « pêche » est d’autant plus importante qu’elle touche les femelles nidifiantes, meilleurs espoirs de rétablissement des stocks. En étroite collaboration participative avec les professionnels de la mer, la protection des tortues et des ressources marines passerait par une réduction de la hauteur des filets et de leurs temps de calée et l’interdiction totale ou partielle de ceux à mailles larges.