Les protéines de stress HSP90 et Gp96 dans la maladie du greffon contre l'hôte : implication physiopathologique, diagnostique et thérapeutique
| Auteur / Autrice : | Antoine Seignez |
| Direction : | Évelyne Kohli |
| Type : | Thèse de doctorat |
| Discipline(s) : | Sciences de la vie |
| Date : | Soutenance le 13/11/2015 |
| Etablissement(s) : | Dijon |
| Ecole(s) doctorale(s) : | École doctorale Environnements, Santé (Dijon ; Besançon ; 2012-....) |
| Partenaire(s) de recherche : | Laboratoire : Centre de recherche Translationnelle en Médecine moléculaire (CTM) (Dijon) |
| Jury : | Président / Présidente : Carmen Garrido |
| Examinateurs / Examinatrices : Éric Solary | |
| Rapporteurs / Rapporteuses : Béatrice Gaugler, Marie-Agnès Dragon-Durey | |
| DOI : | 10.70675/3f00cc33z7358z4538zb89az3c98eb0040d5 |
Mots clés
Résumé
L’allogreffe de cellules hématopoïétiques est une stratégie thérapeutique importante dans les hémopathies malignes. La maladie du greffon contre l’hôte (GvH) en est une complication majeure menaçant le pronostic vital. Elle est due à la reconnaissance des antigènes du receveur par les lymphocytes T du donneur et à l’activation de ceux-ci, à l’origine de dommages tissulaires. L’altération de la barrière intestinale joue un rôle critique dans la GvH. La famille des protéines de choc thermique (HSP)90 comporte cinq membres dont trois cytosoliques dénommés HSP90, et un localisé dans le réticulum endoplasmique (RE), Gp96, qui peut être sécrété en cas de stress. Nous montrons dans nos travaux de thèse que la 17AAG, un inhibiteur des HSP90, réduit la mortalité liée à la GvH dans un modèle murin. Cet effet est associé à une augmentation de la réponse au stress du RE dans les cellules épithéliales intestinales comme en atteste l’augmentation de l’épissage du facteur de transcription XBP-1, corrélée à une diminution du dommage tissulaire intestinal. Ces résultats permettent d’envisager une place pour la 17AAG ou d’autres inhibiteurs de HSP90 dans la prévention de la GvH chez l’homme. D’autre part, nous montrons que Gp96 est sécrétée dans le sérum de patients développant une GvH aiguë sévère avec atteinte intestinale. Nous suggérons de valider la pertinence de Gp96 comme biomarqueur de GvH intestinale dans une étude de plus grande ampleur. Enfin, nous trouvons que Gp96 s’associe avec le composant 3 du complément, une protéine impliquée dans l’immunité innée et adaptative, et inhibe certaines de ses fonctions. Les conséquences fonctionnelles de cette association sont discutées.