Thèse soutenue

Choix et trajectoires techniques dans le domaine ibérique à la fin de l'Âge du Fer : la cuisson des matériaux céramiques dans la vallée de l'Èbre (IIIe-Ier s. av. J.-C.)

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Auteur / Autrice : Nicolas Frerebeau
Direction : Michel Pernot
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Sciences Archéologiques
Date : Soutenance le 25/04/2015
Etablissement(s) : Bordeaux 3
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale Montaigne-Humanités (Pessac, Gironde ; 2007-....)
Partenaire(s) de recherche : Laboratoire : Institut de recherche sur les archéomatériaux (France)
Jury : Président / Présidente : Philippe Barral
Examinateurs / Examinatrices : Michel Pernot, Vincent Serneels, Jaume Buxeda i Garrigós, Corinne Sanchez, Alexis Gorgues
Rapporteurs / Rapporteuses : Philippe Barral, Vincent Serneels

Résumé

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L’objet de la présente étude relève d’une approche technologique du domaine ibérique à la fin de l’Âge du Fer. L’orientation donnée à notre étude est celle d’un intérêt porté à l’origine d’une innovation : les pratiques de cuisson de la céramique ibérique. Il s’agit d’identifier les modalités selon lesquelles s’articulent matières disponibles, techniques et matériaux fabriqués et de mettre en évidence les jeux d’actions et de rétroactions qui existent entre ces trois composantes au sein de la vallée de l’Èbre. L’étude du matériel issu d’un centre de production – l’atelier de potiers du Mas de Moreno (Foz-Calanda, Teruel, Espagne ; iiie-ier s. av. J.-C.) – revêt dans ce cadre un intérêt particulier : en s’attachant à ce qui relève du raté, il devient possible d’isoler les causes du refus et, par contraste, de mettre en évidence les choix caractérisant une situation normale de production. L’analyse des matériaux fabriqués au sein de l’atelier permet alors d’illustrer la complexité des mécanismes en jeu. En s’attachant à l’articulation entre la gestion des aspects thermiques liés à la cuisson et la mise en œuvre d’une matière argileuse aux qualités particulières, il est possible de proposer une restitution des modalités de gestion du risque au cours de la production. L’acceptation d’une part de risque apparaît alors comme un des moteurs de l’innovation, autorisant une évolution progressive des pratiques de cuisson et l’adoption de techniques nouvelles.