Thèse soutenue

La critique d'art contemporaine chinoise : Modèles théoriques et visions de l'Histoire : les outils conceptuels des critiques d'art chinois

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Auteur / Autrice : Anny Lazarus
Direction : Sylvie CoëllierNoël Dutrait
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Langue et littérature chinoises
Date : Soutenance le 20/03/2015
Etablissement(s) : Aix-Marseille
Ecole(s) doctorale(s) : Ecole doctorale Langues, Lettres et Arts (Aix-en-Provence ; 2000-....)
Partenaire(s) de recherche : Equipe de recherche : Institut de recherches asiatiques (Marseille)
Laboratoire : Laboratoire d'études en sciences des arts (Aix-en-Provence, Bouches-du-Rhône)
Jury : Président / Présidente : Emmanuel Lincot
Examinateurs / Examinatrices : Sylvie Coëllier, Noël Dutrait, Emmanuel Lincot, Itzhak Goldberg
Rapporteurs / Rapporteuses : Itzhak Goldberg

Résumé

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Depuis 1979, les critiques d'art en Chine ont accompagné le développement de l’art contemporain, participant à la renaissance de la vie intellectuelle durement éprouvée sous le règne de Mao. Les revues d'art reflètent l’évolution de leur réflexion. Dans ma thèse je présente d’une part ce paysage intellectuel dans lequel s’est construite la critique d’art chinoise, et d’autre part, après avoir analysé comment certains concepts passent d’une langue à l’autre, j’aborde les textes théoriques et leur réception dans le milieu académique. Attirés au départ par la pensée occidentale, un champ référentiel qui s’étend de Platon à Danto, les critiques chinois se sont tournés ensuite vers le corpus classique, voire le Livre des mutations, pour forger des outils “propres à la Chine” afin de ré-écrire une histoire de l’art contemporain chinois délivrée du carcan post-colonial, mais au risque de se prendre au piège d’un nationalisme insidieux encouragé par le Parti. Les larges extraits que je propose traitent de la méta-critique, du sort et de l’essor de la modernité et du postmodernisme, de l’art abstrait émanant des gestes et des outils de la calligraphie... 
Récusant les concepts occidentaux jugés inaptes pour interpréter l’art chinois, recourant aux concepts classiques pour fonder l’École du yi, Gao Minglu propose une théorie critique qu’il tente d’appliquer aux œuvres contemporaines. À l’inverse Wang Nanming défend une démarche qui se veut universelle et dénonce les artistes et les critiques qui brandissent leur identité chinoise... Ainsi les démarches étudiées sont variées et parfois antagonistes, mais attestent de la vitalité de la critique d’art contemporaine chinoise.